VIDÉO - La région Auvergne-Rhône-Alpes, nouvel épicentre de l'épidémie en France

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CONTAMINATIONS - Depuis quelques semaines, la région Auvergne-Rhône-Alpes est la plus touchée par le Covid-19 en France. Et de fait, tous les indicateurs sont au rouge.

De Lyon à Saint-Étienne, de Grenoble à Clermont-Ferrand, l'ensemble de la région Auvergne-Rhône-Alpes est touchée de plein fouet par la deuxième vague épidémique. Alors que le taux d'incidence y a été multiplié par six en à peine un mois, les hôpitaux font face à un afflux toujours plus conséquent de malades. Les services de réanimations se retrouvent au bord de la saturation. Plus aucun lit n'est désormais disponible à Lyon ou Saint-Étienne. Un véritable casse-tête pour les médecins de ces établissements où les opérations chirurgicales non-urgentes sont désormais déprogrammées. 

Selon les dernières données fournies mardi par l'ARS, 3357 patients étaient hospitalisés dans la région, dont 427 en réanimation et en soins intensifs. Le Dr Jean-Christophe Ricard, chef du service de réanimation à l'hôpital de la Croix-Rousse (Lyon) témoigne de l'ampleur du problème : "Dès que l'on ouvre des lits, ils sont occupés le soir même." 

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La France face à une 3e vague d'ampleur

Effectifs médicaux insuffisants

Souvent en effectif insuffisant, le personnel soignant se retrouve aussi dans une situation particulièrement compliquée. Bien que certains professionnels renoncent à leurs congés, les hôpitaux se voient obligés de faire appel à d'autres médecins. "On a une forte demande. Certains chirurgiens et médecins, spécialisés pneumologie notamment, sont amenés à prendre en charge des patients Covid", explique Jean-Baptiste Seblain, directeur général l'hôpital de la Loire, à Saint-Étienne. 

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Transferts de patients

Signe que la tension hospitalière est des plus fortes, les transferts de patients se multiplient pour soulager les structures des concernés. Ce lundi, huit nouveaux malades ont été transférés vers la Nouvelle-Aquitaine, une région moins touchée pour l'instant. Dans LyonCapitale, le directeur général de l’ARS Nouvelle-Aquitaine, Benoît Elleboode, a toutefois prévenu que ces mouvements seraient certainement parmi les derniers. "Dans une semaine, ce ne sera plus possible."

Le bilan communiqué mardi faisait état de 21 transferts interdépartementaux depuis le 13 octobre (depuis le Rhône et la Loire vers Clermont-Ferrand, Valence ou Chambéry), et 23 transferts de patients vers d'autres régions (Nouvelle-Aquitaine, Pays de la Loire). Pour autant, les autorités sanitaires estimaient mardi que la région n'était pas encore en situation de saturation mais cherchait à anticiper "pour créer des capacités nouvelles". Les lits de réanimation ont été portés de 560 à 780 places, et pourraient monter jusqu'à 1200 lits. 

Malgré l'instauration d'un couvre-feu, la situation sanitaire difficile à contrôler en Auvergne-Rhône-Alpes. L'Union régionale des professionnels de santé (URPS) de la région a d'ailleurs a appelé le gouvernement à durcir encore le ton, appelant notamment à un confinement strict le week-end. Thierry Darfeuil, médecin généraliste à L'Horme (Loire), en est d'ailleurs certain : "On ne pourra pas se passer d'un confinement partiel ou total dans les semaines à venir." 

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