Laetitia Milot est enceinte : ce qu'il faut savoir sur l'endométriose, cette maladie qui touche une femme sur dix

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MALADIE - Atteinte d'endométriose, la comédienne Laetitia Milot vient d'annoncer être enceinte de trois mois, l'issue heureuse d'un long combat. L'occasion de revenir sur une maladie gynécologique très invalidante au quotidien pour les femmes qui en sont victimes.

L'endométriose est beaucoup moins connue que les autres maladies uniquement féminines. Elle concerne pourtant pas moins d'une femme sur dix. De quoi s'agit-il ? Chaque femme possède l'endomètre, le tissu qui tapisse l'utérus. C'est cette muqueuse qui constitue les règles en se détachant chaque mois. L'endométriose est une pathologie caractérisée par la présence de tissu utérin en dehors de la cavité utérine qui se manifeste notamment par des règles douloureuses ou hémorragiques, des douleurs lors des rapports sexuels ainsi que d'autres troubles. "La maladie peut également être asymptomatique", note l'Inserm sur son site Internet .

Une pathologie lourde et invalidante

Même si un lien de cause à effet n'a pas encore entièrement élucidé, elle est également corrélée à un risque important d'infertilité. "La présence d’amas de tissus, et notamment celle de kystes ovariens, peut créer une barrière mécanique à la fécondation", précise l'Inserm. Un premier diagnostic se fait via un examen clinique et échographique, voire par IRM. Mais le diagnostic définitif s’appuie sur l’analyse du tissu prélevé au cours d’une chirurgie mini-invasive pour retirer les lésions.


En premier lieu, un traitement hormonal est prodigué avant de se tourner vers la chirurgie. "En juillet 2011, dans un accès de colère et de sentiment d'injustice, j'ai créé Lilli H contre l'endométriose car je n'accepte pas que nous ne soyons pas traitées comme nous le devrions, c'est-à-dire comme des femmes souffrant d'une pathologie lourde et invalidante", indique Marie-Anne Mormina, la fondatrice du mouvement "Lilli H contre l'endométriose".

Ce dernier a rassemblé une centaine de témoignages de femmes souffrant de cette pathologie et qui pour la plupart se plaignent de n'avoir pas été prises au sérieux par le corps médical. Selon Lilli H, il faut aujourd'hui en moyenne entre 6 et 10 ans pour diagnostiquer la maladie qui reste encore trop souvent considérée comme bénigne alors qu'elle peut nécessiter des traitements lourds.


Actuellement, "les mécanismes qui conduisent à l’endométriose restent mal connus" précise l'Inserm. Les chercheurs se penchent actuellement sur la piste génétique en tentant d'identifier des gènes de susceptibilité. Mais ils n'excluent pas la piste environnementale et s'interrogent notamment sur un rôle éventuel des perturbateurs endocriniens.

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