"Les gens n’osent plus sortir" : la Creuse face à la menace des variants

"Les gens n’osent plus sortir" : la Creuse face à la menace des variants

COVID-19 - Depuis début avril, le nombre de contaminations a été multiplié par quatre dans le département de la Creuse. Une hausse qui s'explique par la présence des variants brésilien et sud-africain.

Relativement épargné depuis le début de la crise sanitaire, le département de la Creuse fait face à une hausse inquiétante des contaminations depuis quelques semaines. Les variants brésilien et sud-africain, les plus redoutés, représentent actuellement près d’un cas sur trois dans le département. Mais surtout, ils concernent la quasi-totalité des résidents et employés de l’Ehpad "Le bois joli" d'Auzances, où un deuxième cluster a été découvert le mois dernier après celui d'Ahun.

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Depuis fin mars, 47 cas ont ainsi été recensés au sein de la maison de retraite d'Auzances, 30 résidents et 17 salariés. Tous les pensionnaires avaient pourtant reçu les deux doses du vaccin de Pfizer. Ce mercredi, neuf résidents ont été placés sous assistance respiratoire, à titre de précaution. Trois personnes âgées testées positives sont décédées, elles avaient été contaminées par l'un des deux variants. Deux d'entre elles avaient reçu les deux injections du vaccin de Pfizer.

"Ces trois personnes étaient extrêmement âgées, ce qui fait qu'on ne relit pas forcément leur décès au virus", explique au micro de TF1 Isabelle Dumond, directrice départementale de l’Agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine. "La promesse qui est faite par ces vaccins est d’éviter les formes graves de la maladie. Et aucun résident ne présente de forme grave qui nécessiterait une hospitalisation en lit de réanimation", souligne de son côté le directeur de l’Ehpad "Le bois joli", Thomas Simon.

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Covid-19 : la Creuse s’inquiète face aux variants

Les gens n’osent plus sortir de chez eux- Un habitant d'Auzances

Depuis la découverte des clusters d'Ahun et Auzances, l’Agence régionale de Santé enquête pour identifier les potentiels cas contacts de manière à casser les chaînes de contamination. Et il faut aller vite, car le virus se propage comme une traînée de poudre. Fin mars, le taux d’incidence en Creuse oscillait autour de 50 contaminations par jour pour 100.000 habitants. Il est depuis remonté aux alentours des 192 (à la date du 18 avril). 

Un chiffre peu élevé en comparaison avec l'Île-de-France, qui oscille entre 450 et 700 cas pour 100.000 habitants. Mais la présence des variants brésilien et sud-africain, dont le taux de reproduction est dix fois plus élevé que sur le reste du territoire, suscite l'inquiétude au sein de la population. "Les gens n’osent plus sortir de chez eux car ils ont peur. Ils viennent faire leurs courses et puis c’est tout", constate un habitant. 

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Pour freiner cette flambée épidémique, les autorités pourraient décider d'instaurer des restrictions plus strictes dans le département. "La question qui pourrait se poser pour la Creuse, c’est la mise en place d’un cordon sanitaire, un mini-confinement, en quelque sorte, et très localisé", explique le Pr Antoine Flahault, médecin épidémiologiste et directeur de l’Institut de santé globale (ISG) à l’Université de Genève en Suisse. Preuve, s'il en fallait, que le virus est toujours bien présent et que l'épidémie n'est pas encore finie.

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