Mesures de restriction : pourquoi Emmanuel Macron fixe-t-il un horizon de "4 à 6 semaines" ?

Mesures de restriction : pourquoi Emmanuel Macron fixe-t-il un horizon de "4 à 6 semaines" ?

COVID-19 - Lors d'un déplacement en Seine-Saint-Denis, le chef de l'État a demandé aux Français de "tenir encore 4 à 6 semaines" avant que certaines restrictions comme le couvre-feu puissent être assouplies. Sur quoi le chef de l'État mise-t-il ?

Alors qu'un tour de vis supplémentaire est toujours envisagé dans vingt départements pour faire face à la crise sanitaire, Emmanuel Macron, en visite à Stains (Seine-Saint-Denis) lundi, a estimé qu'il fallait encore "tenir" "quatre à six semaines". Une perspective accueillie avec fatalisme par la population. "On n'a pas le choix. On va se plier à ça en espérant des jours meilleurs", estime ainsi un jeune homme face aux caméras de TF1. "Je préfère un couvre-feu encore un peu qu'un confinement. Surtout pas de confinement le week-end, c'est pas possible", se lamente de son côté une jeune femme. "J'aurais préféré un couvre-feu général, une bonne fois pour toutes et qu'à partir de là, on espère une amélioration", tranche encore un autre. 

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Cette amélioration tant attendue de la situation sanitaire pourrait bien arriver le mois prochain, selon Emmanuel Macron. Plusieurs raisons expliquent cet effet d'optimisme. D'abord en avril, deux tiers des plus de 75 ans seront vaccinés, tandis que les injections pour les personnes âgées de 65 à 74 ans auront commencé. Au cours de ce même mois, un quatrième vaccin devrait être disponible dans l'Hexagone, celui du laboratoire américain Johnson & Johnson, avec 2,7 millions de doses supplémentaires attendues.

Dans le même temps, la livraison des trois premiers vaccins déjà sur le marché devrait monter en puissance. Au total, 35 millions de doses devraient être livrées d'ici à la fin avril. "Le vaccin semble efficace, ce qui est une bonne chose. Maintenant, on ne peut pas uniquement compter sur le vaccin, il faut également compter sur ce qui reste, les gestes barrières et la panoplie de médicaments, de traitement", avance l'immunologue Morgane Bomsel, directrice de recherche au CNRS.

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Il faudrait également passer le cap du mois de mars, car avec la progression des variants, le nombre de cas pourrait exploser d'ici une quinzaine de jours, selon les dernières projections de l'épidémie. "Le pari du président, c'est aussi de se dire que peut-être l'arrivée du beau temps freinera un peu la transmission du virus. Mais ce que je ne pressens pas, c'est une rapide décrue de l'épidémie dans les quatre à six semaines qui viennent", prévient toutefois le professeur Yves Buisson, épidémiologiste et président du groupe Covid-19 à l'Académie nationale de médecine.

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