VIDÉO - Non, l’obésité n’est pas un choix de vie mais bien une maladie

VIDÉO - Non, l’obésité n’est pas un choix de vie mais bien une maladie

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IDÉE RECUE – Certains ont tendance à croire que l’obésité est un choix, ou du moins un manque de motivation. Une erreur, selon le Collectif National des Associations d’Obèses. Anne-Sophie Joly, la présidente, nous explique pourquoi.

"Les gens devraient s’accepter tels qu’ils sont", voilà le credo du Collectif National des Associations d’Obèses (CNAO). Mais ce n’est pas si facile quand le regard des autres est rempli de jugements. Pour faire évoluer les mentalités, le CNAO a décidé d’en faire son thème de campagne de sensibilisation, à l’occasion des journées Européennes de l’Obésité qui se tiennent ce vendredi 20 et samedi 21 mai.

"Je ne suis pas si bête. L’obésité est une maladie et non un choix de vie", s’inscrit sur les affiches de sensibilisation transmises aux professionnels de santé. Cela paraît pourtant si simple. "Les obèses n’ont qu’à manger moins, mieux et se bouger un peu plus", pensent certains. Or, "l’obésité est une maladie complexe aux diverses causes", rappelle la présidente du CNAO, Anne-Sophie Joly. Elle nous en détaille quelques-unes.

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Des causes indépendantes de la volonté

On ne naît pas tous égaux quand il s’agit de patrimoine génétique. En effet, "si un des parents est obèse, l’enfant à naître à 40% de l’être aussi, explique Anne-Sophie Joly. Si les deux sont obèses, le risque passe à 80%." Egalement, "le comportement alimentaire et l’hygiène de vie du père et de la mère influent sur le risque d’obésité de l’enfant, et ce même trois mois avant la grossesse", précise la présidente du CNAO. Ainsi, les personnes ne brûleront pas les calories de la même façon pour un même apport énergétique,

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Le manque de sommeil augmente le risque d'obésité

Également, le cerveau réagit aux changements de poids. "Il a sa propre perception des calories dont le corps a besoin", précise la vidéo. Lorsqu’un obèse perd du poids, ses niveaux d’hormones varient. Et si cette perte de poids est importante, "le corps réagit en stockant les graisses pour pallier la prochaine famine", ajoute Anne-Sophie Joly. Conséquence : la personne a plus faim et brûle moins de calories qu’à son habitude. C’est le fameux effet pervers du régime yoyo.

Une maladie qui peut en entraîner d’autres

Une personne est considérée comme obèse quand son indice de masse corporelle (IMC) dépasse 30. S'il est au-dessus de 35, on parle d’obésité sévère. Pour le calculer, il faut diviser son poids (en kilos) par sa taille (en mètres) multipliée par la taille (toujours en mètres). L'équivalent de la formule : poids/taille².

L’obésité est une maladie qu’il faut prendre en charge. Elle peut entraîner un diabète de type 2, une hypertension artérielle et donc des maladies cardiovasculaires ou encore un syndrome d’apnée du sommeil. Il est donc nécessaire de la soigner…mais pas de la juger.

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