VIDÉO - Pour le Dr Gérarld Kierzek, "le virus du coronavirus avance en sous-marin"

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Santé

CORONAVIRUS - Le Docteur Gérald Kierzek revient, pour LCI.fr, sur l'évolution du virus, et sur cette stratégie de confinement qui devrait permettre de mieux gérer l'afflux de malades dans les hôpitaux, déjà saturés.

Lui-même le reconnaît : comme bon nombre de ses collègues, il a minimisé dans un premier temps la gravité de l'épidémie. Le médecin urgentiste Gérald Kierzek l'explique, dans une interview accordée à LCI.fr que vous pouvez regarder ci-dessus : maintenant, "les choses ont changé". "Même mon ton et mon visage ont changé entre il y a quelques jours ou il y a une ou deux semaines et maintenant. Alors pourquoi ? Ce n'est pas parce que le virus est devenu plus virulent. Probablement que c’est le même virus. On a parlé de mutation. Mais les choses ne sont pas confirmées. En revanche la gravité du virus, elle est liée à sa diffusion. Il y a des choses qui ont commencé à nous, les médecins, les épidémiologistes, nous alerter sérieusement. 

À commencer par la situation en Italie, où les hôpitaux sont débordés, nous explique le docteur Kierzek. "On a appelé des collègues italiens, qui nous ont dit : 'notre système il est le même qu’en France. Méfiez-vous, attention, parce que le virus il avance en sous-marin'. C’est un peu comme un iceberg. Le virus, il est sous la mer. On voit la petite pointe, c’est le nombre de cas détectés. Mais la réalité de l’épidémie, elle est dessous, elle est sous la mer. Puis, ça a commencé en France aussi, la région Grand Est qui est une région qui a été rapidement, la première, avec des cas. On a parlé de l’Oise, de la région de Mulhouse, où les hôpitaux, les services d’urgence ont hospitalisé de plus en plus de malades. Et des malades graves". 

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D'où cette importance du confinement, qui devrait permettre de mieux réguler l'afflux de malades.  "C’est le problème de notre sous-capacité en France en lits de réanimation, notre hôpital qui n’est pas prêt parce que personne n’est prêt à avoir comme ça une vague de malades. D’où la stratégie de freinage. Freiner pour éviter ce pic, que tout le monde arrive en même temps aux urgences ou en réanimation".

>> Retrouvez l'intégralité de son interview dans notre vidéo en-tête de l'article.

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