Vaccin AstraZeneca : sur quoi reposent les craintes des pays qui l’ont suspendu ?

Vaccin AstraZeneca : sur quoi reposent les craintes des pays qui l’ont suspendu ?

Le Danemark, la Norvège, l'Islande, la Bulgarie et la Thaïlande ont suspendu l'utilisation du vaccin AstraZeneca. Mais l'OMS et l'Agence européenne du médicament sont formelles. Il n'existe pas pour l'instant de lien entre cette maladie et les injections.

À Liévin dans le Pas-de-Calais, des patients ont voulu à être rassurés avant de recevoir une dose de vaccin AstraZeneca. D'autres ont même annulé leur rendez-vous. Ils ont tout simplement peur des conséquences du vaccin sur leur santé, selon Nicolas Bonafos de la pharmacie des Terrils. Alors qu'"a priori, il n'y a pas de souci", souligne-t-il. Et à 10 000 km de là, le Premier ministre thaïlandais a fait pareil. Sa chaise est restée vide alors qu'il devait recevoir la même injection. Raison évoquée : un manque de confiance dans le produit provoqué par la suspension du vaccin AstraZeneca dans certains pays européens, comme la Bulgarie qui a rejoint le Danemark, la Norvège et l'Islande. Plusieurs autres nations ont, elles, arrêté d'utiliser un lot en particulier suite à des troubles de coagulation chez certains patients.

Toute l'info sur

Le WE

"Le problème de coagulation, ça arrive. Et dans les cas présents, on ne sait pas si ces thromboses allaient se produire de toute façon ou s'il y a un lien avec le vaccin", explique Margaret Harris, organisation mondiale de la santé (OMS). En conséquence, l'Agence européenne du médicament réexamine actuellement les risques encourus. Mais elle souligne que les gens vaccinés jusque-là sont moins touchés par les thromboses que la population dans son ensemble. En France, on recense par exemple 31 cas de thrombose sur 454 000 personnes vaccinées avec AstraZeneca, soit 0,007 %.

"Aujourd'hui, le rapport bénéfice risque ne se pose pas. Il est évident que c'est un vaccin efficace qui permet de se protéger contre les formes graves et d'éviter aux personnes vaccinées de se retrouver en réanimation et de décéder", rassure le professeur Bruno Mégarbane, chef du service de réanimation à l'hôpital Lariboisière (Paris). C'est d'ailleurs pour cela que le Royaume-Uni a commandé 100 millions de doses. Dans l'Hexagone, la distribution du vaccin AstraZeneca se déploiera massivement en pharmacie à partir de lundi.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Plus de 5.950 Français en réanimation, 324 décès en 24h

"Aujourd’hui, je me dis : plus jamais" : ces infirmières qui, après un an de Covid, ont rendu leur blouse

"Absolument impudique" : Vianney fâché par la couverture d’un magazine people

Castex annonce la suspension de tous les vols entre le Brésil et la France "jusqu'à nouvel ordre"

Variant brésilien : comment éviter sa propagation en France ?

Lire et commenter