Vaccin contre le Covid-19 : un convoi sous haute protection

Vaccin contre le Covid-19 : un convoi sous haute protection

C'est sous escorte que les premières doses de vaccin contre le Covid-19 ont été acheminées dans le pays. Comment expliquer un tel dispositif ? Que craignent les autorités ? L'une de nos équipes a pu suivre ce convoi exceptionnel aux côtés des gendarmes.

Au milieu des bouchons, c'est une voiture blanche comme des milliers d'autres. Pourtant, son coffre contient un trésor, le vaccin que la France entière attend depuis de longs mois. Le véhicule banalisé et sa précieuse cargaison ont une mission cruciale : arriver à bon port, sans embûche.

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Un peu plus tôt ce samedi matin, au lever du soleil devant ce péage de Seine-et-Marne, les gendarmes étaient déjà sur le pied de guerre. Ils ont pour mission de sécuriser la chaine logistique, le flux, le stockage et la conduite des opérations de vaccination. "Une mission d'escorte de convoi sensible, nous en effectuons régulièrement. Là aujourd'hui, c'est un patrimoine scientifique, les vaccins contre la Covid-19. On ne souhaiterait pas à ce qu'ils tombent entre de mauvaises mains. Ce qu'il est souhaité, c'est que les vaccins arrivent à leur point final. L'arrivée, ce sont des centres hospitaliers, des laboratoires, des hôpitaux", précise le lieutenant Jean-Gabriel Musa, de la gendarmerie nationale - Peloton d'Autoroute de Nemours (Seine-et-Marne).

Pendant 70 km, nous sommes dans l'escorte sanitaire. Depuis, cinq berlines des forces de l'ordre encerclent la voiture qui transporte des milliers de doses de vaccin. Son itinéraire est un secret d'Etat. Autour de nous, les vacanciers au volant ont peut-être cru à un cortège présidentiel ou au transfert d'un dangereux gangster. La livraison des vaccins est aussi une course contre la montre. Le convoi doit relever deux défis : conserver le vaccin à la bonne température, mais aussi éviter d'éventuelles intrusions notamment de la part des militants anti-vaccination. Les transports de vaccin devraient se multiplier ces prochaines semaines un peu partout dans l'Hexagone. Les autorités ont déjà prévu de placer chacun d'entre eux sous haute surveillance.

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