Vaccin : les consignes du gouvernement pour éviter le gaspillage

Vaccin : les consignes du gouvernement pour éviter le gaspillage

GÂCHIS - Le ministère de la Santé a donné aux centres de vaccination des consignes pour éviter le moindre gaspillage de doses. Une procédure qui demande une grande capacité d'adaptation.

Ne pas perdre une goutte. "On peut vous proposer une vaccination dès que possible, il nous reste une dose", indique une jeune femme au téléphone. Dans le centre de vaccination des Hauts-de-Seine où nous emmène TF1 dans le reportage ci-dessus, l'équipe médicale fait le point sur les stocks de vaccins préparés. La liste d'attente sous les yeux, ils appellent les personnes prioritaires pour leur proposer un rendez-vous dans la journée. Quinze minutes plus tard, une dose est sauvée et une patiente est soulagée. "Je ne m'y attendais pas, mais j'étais prête à sauter sur la première occasion", déclare l'intéressée.

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Covid-19 : le défi de la vaccination

L'objectif de cette démarche ? Éviter que les injections ne soient jetées, comme cela a été récemment le cas dans un centre de vaccination du 16e arrondissement parisien. Dans cet établissement, 21 doses ont terminé à la poubelle, provoquant un tollé important. Pour rappel, le vaccin Pfizer-BioNTech doit être conservé entre -70 et -80 degrés. Conséquence : toute rupture de froid le rend inutilisable. Une fois que les doses sont préparées, elles doivent être utilisées dans les six heures.

Une note du ministère préconise de "ne pas jeter de doses surnuméraires"

Alors que la campagne de vaccination est ralentie faute de doses suffisantes, le gouvernement a formulé de nouvelles indications pour éviter le gaspillage du sérum. Dans une note adressée aux professionnels et publiée le 29 janvier, le ministère de la Santé liste ainsi les nouvelles consignes pour  rentabiliser au mieux les doses du vaccin qu'il qualifie "de ressources rares et précieuses." 

Dans son communiqué, le ministère préconise que les "doses surnuméraires" soient injectées à "toute personne identifiée comme volontaire." Concrètement, il est précisé qu'elles peuvent être injectées à "toute personne qui ne relèverait pas de la cible prioritaire (...) mais dont la vaccination permettrait un jour donné de ne pas jeter de doses de vaccins". Le but de cette entreprise est simple : "Ne jamais être contraint de jeter de doses".

Nous restons dans la cible du public prioritaire- Marie-Do Aeschlimann, adjointe au maire d'Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), coordinatrice de la mission Covid

Attention, il ne s'agit pas d'ouvrir la vaccination à tout le monde mais d'un dernier recours pour utiliser chaque dose. "Pour l'instant, avec le nombre de personnes qui ont manifesté leur souhait d'être vaccinées, nous restons totalement dans la cible du public prioritaire. S'il reste une dernière dose et qu'une personne se présente, c'est un heureux gagnant", annonce Marie-Do Aeschlimann, adjointe au maire d'Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), coordinatrice de la mission Covid. 

Il faut dire que le gaspillage de ces doses suscite l'indignation chez le personnel soignant. "On est dans une course effrénée en ce moment avec les vaccins. Il y a des centres qui manquent de vaccins, les rendez-vous sont très compliqués à obtenir, on est écœuré," déplore une infirmière dans les Hauts-de-Seine. Surtout dans le contexte actuel où les doses semblent mettre plus de temps que prévu pour être acheminées dans les pays de l'Union européenne. Face à la baisse des approvisionnements de la part des fabricants, le nombre de primo-injections va ralentir et des milliers de rendez-vous ont été reportés. La priorité ? Assurer la deuxième injection.

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Cependant, une bonne nouvelle est venue rassurer les Français en début de semaine : les laboratoires BioNTech et Pfizer se sont engagés à livrer 75 millions de doses supplémentaires au deuxième trimestre et le fabricant AstraZeneca va augmenter de 30% ses livraisons aux pays de l'Union européenne - soit 40 millions d'injections au total. La Haute Autorité de Santé doit rendre ce mardi son avis sur le vaccin AstraZeneca. Selon le professeur Alain Fischer, nommé par le gouvernement pour le conseiller sur la stratégie vaccinale, invité sur France 2, les premières injections pourraient commencer "aux alentours de la mi-février". Au total, pour l'heure, plus de 1,5 million de personnes ont été vaccinées en France. 

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