Covid-19 : ces soignants qui continuent de dire non à la vaccination

Covid-19 : ces soignants qui continuent de dire non à la vaccination

ULTIMATUM - Le 15 septembre prochain, les soignants pourront être suspendus, sans rémunération, s'ils n'ont pas reçu au moins une dose de vaccin. Mais certains continuent à faire de la résistance.

Les réticences de certains soignants à se faire vacciner ont convaincu Emmanuel Macron de les y contraindre d’ici au 15 septembre : à cette date, ceux qui n'ont reçu aucune injection pourront être suspendus, en même temps que leur salaire. Face à cette épée de Damoclès, la plupart des salariés des hôpitaux et Ehpad qui rechignaient se sont résignés à se faire vacciner. Mais certains ont attendu le dernier moment, et d’autres refusent encore.

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Covid-19 : le défi de la vaccination

Dans le reportage de TF1 en tête de cet article, le docteur Hélène Nkere Ndam, cancérologue, s’échappe de son service pour se faire vacciner dans un bus sur le parking de l’hôpital entre deux consultations. Elle a attendu la dernière minute pour recevoir son injection. "Je voulais avoir un échantillon représentatif de mes collègues, un certain nombre de personnes qui se vaccinent et dont j’ai le retour", explique-t-elle. "C’est peut-être égoïste de ma part, mais je voulais avoir du recul"

Comme elle, plus de 300 soignants de l’hôpital de Meaux ont profité de ce bus sans rendez-vous. "Quand on travaille sur douze heures, on n’a pas véritablement de possibilités de trouver un créneau de vaccination", affirme le docteur Christian Allard. 

"Je me sens coupable"

À ce jour, 12% des professionnels des hôpitaux ne sont toujours pas vaccinés en France.  L'équipe de TF1 rencontre une infirmière intérimaire qui refuse encore la vaccination, quitte à alourdir la charge de travail de ses collègues. "Je me sens coupable parce que finalement, je me dis que le travail que moi, je ne vais pas faire, eux le feront à ma place. Et finalement, ça tire sur l’épuisement de mes collègues aussi. Peut-être qu’à un moment donné, je n’arriverai plus à le porter psychologiquement", témoigne-t-elle. 

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Cédric Lussiez, directeur de l’hôpital, craint de manquer de bras. Dans son établissement, 200 soignants ne sont pas vaccinés. "Une trentaine de lit qu’on devait ouvrir ne seront pas ouverts au 15 septembre, et puis il y a un certain nombre de soins qu’on sera peut-être obligés de reporter. On espère de manière extrêmement limitée, notamment dans les blocs opératoires", assure-t-il. La direction de l'établissement reste cependant optimiste, car une centaine de soignants supplémentaires seront selon elle vaccinés la semaine prochaine.

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