Covid : les vaccinodromes sont-ils un modèle gagnant ?

Covid : les vaccinodromes sont-ils un modèle gagnant ?

REPORTAGE - Vacciner plus et plus vite, c’était l’objectif affiché du gouvernement ce week-end avec l'ouverture de nombreux "vaccinodromes". Cette opération a-t-elle fait montre d'efficacité ? Faut-il la pérenniser ?

Dans un gymnase, au cœur d’une salle de spectacle ou sous une toile de tente. Un peu partout dans l’Hexagone, c’est le même constat ce week-end, ces grands centres éphémères ont permis de vacciner plus et vite. Romain Alexandre, directeur de la délégation départementale des Alpes-Maritimes l’affirme : “Nous espérons pouvoir vacciner tous ceux qui le souhaitent dans un délai le plus rapide possible”. Voilà pourquoi le gouvernement songe à pérenniser ces vaccinodromes. 

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Covid-19 : le défi de la vaccination

L’exécutif garde un souvenir amer de ces gymnases et hangars désespérément vides. C’était en 2009, lors de l’opération de vaccination contre la grippe H1N1. Mais dix ans plus tard, retour gagnant pour les vaccinodromes. “Il faut en multiplier, sans doute en augmenter le nombre. D’une part, il y a une certaine potentialité dans ce sens dans toute la France et pour certains d’entre eux, en augmenter la taille”, propose le professeur Alain Fischer, président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale.

Dans un gymnase, transformé en centre de vaccination, tout est plus simple

Pourquoi les médecins généralistes ne vaccinent-ils pas plus ? Moins d’un médecin sur trois s’est porté volontaire pour vacciner en cabinet. Il est difficile de convaincre les patients et de faire face au défi logistique. “La difficulté, c’est tout simplement d’avoir la prévision sur les doses que l’on peut avoir d’une semaine à une autre”, précise le docteur Jean-Paul Hamon, médecin généraliste et président d’honneur de la Fédération des médecins de France. 

Dans un gymnase, transformé en centre de vaccination, tout est plus simple. À chacun son rôle. Il y a ceux qui accueillent, ceux qui préparent les doses et ceux qui l’injectent. Anne-Marie Dufetre, pharmacienne SDIS sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône nous explique : “On commence à l’accueil, on accueille les gens. Ce sont des pompiers, des sapeurs-pompiers. On arrive ici. Ensuite, il y a le service médical, les médecins, les infirmiers”. Ici, on a récupéré les doses non-utilisées par les médecins généralistes. Et en résultat, 2.000 personnes ont été vaccinées ce week-end, dans ce vaccinodrome monté en 36 heures.

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Au mois de mars, notre pays doit recevoir 9,7 millions de doses et en avril, ce chiffre doit presque doubler. À l’étranger, les exemples de grande ampleur ne manquent pas. Du parc Disneyland en Californie, transformé en centre de vaccination à la cathédrale de Salisbury où les Anglaises se font piquer sur un fond d’orgue. Justement, 16% des Britanniques ont déjà reçu une première dose notamment dans ces lieux réquisitionnés par l’État.

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