VIDÉO - "Je prends les risques que je dois prendre" : Buzyn ulcérée par un militant opposé à la vaccination obligatoire

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ALTERCATION - Alors que le nombre de vaccins obligatoires vient de passer de trois à onze pour les bébés nés à partir du 1er janvier 2018, Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités et de la Santé, a précisé ce vendredi la mise en oeuvre de sa mesure. Interpellée par Serge Rader, l'un des plus farouches opposants à cette vaccination obligatoire, elle a vivement réagi.

"Les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités, je les assume et j'en suis fière." Quatre jours après l'entrée en vigueur de l'extension de l’obligation vaccinale pour les nourrissons nés à partir du 1er janvier dernier, la conférence de presse d'Agnès Buzyn destinée à préciser sa mise en oeuvre a donné lieu à un échange tendu ce vendredi avec l'un de leaders de la contestation anti-vaccin. "L'opinion publique est alarmée", s'est exclamé Serge Rader, à la fois pharmacien et correspondant d'un journal italien spécialisé, l'invitant à "assumer ses responsabilités" et déclenchant une vive réaction de la part de cette dernière.


"Je vais parfaitement assumer cette responsabilité que de sauver la vie de dizaines d'enfants et de jeunes. Et ces familles ne pourront même pas me remercier mais ça n'est pas grave", a-t-elle rétorqué, avant de renchérir. "Quand on regarde le débat sur la vaccination, il faut regarder qui est l'émetteur et qui prend des risques. Et bien, je prends les risques que je dois prendre pour sauver la vie des enfants et je l'assume." Et de conclure : "Quand on prend la décision de désinformer l'opinion publique, qu'on fait circuler de fausses informations et que des familles hésitent à faire vacciner ces enfants et perdent un enfant de méningite, aujourd'hui elles ne peuvent pas se retourner contre ces distilleurs de mauvaises informations."

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Pour rappel, l'extension de l'obligation vaccinale entrée en vigueur ce 1er janvier 2018 porte désormais à onze le nombre de maladies contre lesquelles les enfants doivent être immunisés dans les premières années de la vie. Ainsi, huit pathologies, qui faisaient jusque-là l'objet d'une simple recommandation vaccinale chez les nourrissons, passent désormais sous le coup de la vaccination obligatoire, au même titre que la diphtérie, le tétanos, et la poliomyélite. Il s'agit de la coqueluche, du ROR (rougeole, oreillons, rubéole), de l’haemophilus influenzae de type B, de l’hépatite B, du pneumocoque et du méningocoque C. 

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