Vous pouvez désigner votre "pharmacien correspondant" : en quoi ça consiste ?

Vous pouvez désigner votre "pharmacien correspondant" : en quoi ça consiste ?

PRATIQUE - Depuis 2009, le "pharmacien correspondant" peut notamment renouveler une ordonnance à la place du médecin, mais très peu de personnes sont au courant de ce dispositif. La démarche vient d'être simplifiée.

Bien souvent méconnu des Français, le rôle du pharmacien correspondant consiste à suppléer votre médecin traitant quand celui-ci est injoignable ou en cas d’urgence. Le dispositif existe depuis 2009, mais les procédures étaient complexes et peu de gens l’utilisaient jusqu’ici, d’où la volonté de le simplifier. Un nouveau décret paru mercredi 31 mai au Journal Officiel permet désormais au patient de désigner ce pharmacien de référence directement auprès de l’Assurance maladie. Celui-ci voit également ses prérogatives être étendues. 

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Plus concrètement, la principale fonction d'un pharmacien correspondant est de renouveler périodiquement des ordonnances pour les traitements de maladies chroniques et d'ajuster, si besoin, leur posologie. Il pourra désormais le faire sur un période d’un an, contre trois mois auparavant. "Quand arrive un résultat d’analyse, on peut parfois être amené à modifier la posologie en urgence", explique dans le reportage de TF1 en tête de cet article Philippe Vergnes, pharmacien à Muret (Haute-Garonne), président de la Fédération des syndicats pharmaceutique de Midi-Pyrénées (ESPMP).

Les doutes des médecins

De nouvelles attributions qui ne font pas forcément l’unanimité du côté des médecins. "La responsabilité du médecin, c’est de donner les bons médicaments en fonction de la pathologie, de l’âge, du poids. Et de réviser, comme il le pense et comme il l’a appris, à trois mois, puis à six mois, etc. Là, sachant qu’on ne revoit pas le patient, cela me paraît compliqué", souligne le Dr Bernard Ordono, médecin généraliste à Toulouse (Haute-Garonne). 

Face à ces critiques, les pharmaciens se veulent rassurant. "Les classes de médicaments, on les connait. Les classes d’antibiotiques, on les connaît. Il ne faut pas penser que les pharmaciens vont outrepasser les règles et faire au-delà de ce à quoi ils sont autorisés", reprend Philippe Vergnes. D’autant que le médecin reste maître de son ordonnance en posant des limites en cas d’éventuelles modifications. Par ailleurs, contrairement à un médecin traitant, déclarer un pharmacien correspondant n’est pas obligatoire. 

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Quant aux patients, ils y voient plutôt une évolution positive. "Le pharmacien et la pharmacienne nous connaissent. Ils sont notre dossier. Au fur et à mesure, on tisse un lien", explique une cliente. "Quand on est un client régulier, une confiance mutuelle s'installe", abonde un autre. Selon un sondage Ifop paru en avril 2020, 97% des Français ont confiance en leur pharmacien (+5 points depuis 2018).

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