Virus meurtrier en Chine : quelles sont les recommandations des autorités françaises ?

Virus chinois : vigilance en France
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Coronavirus : l'épidémie meurtrière qui inquiète la planète

ÉPIDÉMIE - La Chine a annoncé mardi 21 janvier avoir recensé 77 nouveaux cas de patients vraisemblablement atteints par cette mystérieuse pneumonie. De nombreux pays d'Asie ont mis en place des procédures pour renforcer les contrôles face à la propagation de ce virus. En France, quelles sont les préconisations ?

Ce mystérieux virus semblable au Sras qui touche la Chine pourrait se propager. Les experts lui ont déjà donné un nom : "2019-nCOV". La Chine a d'ores et déjà recensé ce mardi 21 janvier, 77 nouveaux cas de cette pneumonie. En tout, ce sont 291 cas qui ont été confirmés et 922 personnes sont en observation, selon la Commission nationale de la Santé. 

Ce mardi toujours, on apprend qu'un cas suspect a été détecté en Australie. Un porte-parole des autorités sanitaires du Queensland a indiqué que cet homme était récemment rentré de Wuhan, une ville de centre de la Chine où la grande majorité des contaminations ont été recensées. Le virus, de la famille du Sras (syndrome respiratoire aigu sévère) a fait jusqu'à présent six morts. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) se réunira mercredi 22 janvier pour déterminer s'il convient de déclarer une "urgence de santé publique de portée internationale". Le virus peut-il se propager jusqu'en France ? Que recommandent les autorités sanitaires ? 

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Alors que des cas ont été aussi recensés en Thaïlande, au Japon en Corée du Sud, le Quai d'Orsay précise aux Français de l'étranger que le "risque de propagation de l’épidémie ne peut être exclu" et prodigue des conseils pour les Français devant se rendre en Asie. Parmi eux, s'informer sur la situation en se rendant sur les sites de l'OMS et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies.

Le ministère des Affaires Etrangères recommande également "d’éviter tout contact avec des animaux morts, ou avec des personnes ayant de la fièvre et de la toux. D'éviter de manger de la viande crue ou peu cuite et de se laver les mains avec du savon ou des solutions hydro-alcooliques. 

Santé Publique France assure au Parisien que "la vigilance vient d'être déclenchée en France". Sur son site, l'organisme affirme qu'"à l’heure actuelle, le risque d’introduction en France de cas liés à cet épisode est considéré comme faible". Et recommande aux médecins de ville prenant en charge un patient suspecté de répondre à la définition d’un cas possible doit prendre contact, pour analyse clinique et classement du cas, un infectiologue référent ou le Samu. 

Sur Europe1, Agnès Buzyn a précisé ce mardi matin, que "les recommandations aux aéroports ont été données (...)". Pour l'heure, il n'y a pas d'annulation à prévoir pour l'instant, ça reste une épidémie [de coronavirus] pour l'instant cantonnée" en Chine", a-t-elle déclaré. 

Certains pays asiatiques sont "alerte maximale"

L'aéroport de Wuhan, en Chine, vient de mettre en place une zone de contrôle des températures où les passagers doivent passer sous l’œil des caméras thermiques. À New York, Los Angeles, Singapour ou Bangkok, tous les passagers en provenance de cette ville du centre de la Chine sont désormais scrutés par les autorités sanitaires.  

Dans certains pays asiatiques comme la Thaïlande, les autorités ont mis en place des détections thermiques obligatoires dans les aéroports de Bangkok, Chiang Mai, Phuket et Krabi, pour les passagers en provenance des zones chinoises à risques. Dans un communiqué, le ministre thaïlandais de la Santé, Anutin Charnvirakul, a annoncé que ces passagers étaient contrôlés "sans exception", et placés sous observation en quarantaine pendant 24 heures s'ils présentent des signes de fièvre. 

A Hong Kong, les autorités se disent elles aussi en "alerte maximale", alors que le souvenir de l'épidémie de Sras (syndrome respiratoire aigu sévère) qui y avait fait plusieurs centaines de morts en 2002-2003 hante toujours les esprits. "Nous sommes prêts pour le pire. Nous n'avons pas baissé la garde", a déclaré à la presse Matthew Cheung, numéro deux de l’exécutif hongkongais. Au Vietnam, le ministère de la Santé a proclamé un "risque d'infection élevé" et ordonné des contrôles renforcés à sa frontière nord, intense lieu de passage entre les deux pays.

L'aéroport de la ville, l'un des plus fréquentés du monde, procède déjà en temps normal au contrôle thermique de tous les passagers. Ceux qui arrivent de Wuhan doivent également remplir un formulaire. Ils s'exposent à des sanctions pouvant aller jusqu'à 6 mois de prison en cas de mensonge.

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