Wonder Woman s’épile les aisselles et crée la polémique : 5 idées reçues sur les poils

Wonder Woman s’épile les aisselles et crée la polémique : 5 idées reçues sur les poils
Santé

POLÉMIQUE – Certains leur font la guerre pour des questions d’esthétisme, d’autres les exhibent comme un symbole de protestation. Les poils déchaînent les passions : Wonder Woman et ses aisselles immaculées en ont récemment fait les frais. L’occasion pour LCI de démêler le vrai du faux sur le sujet.

L’épilation peut être barbante mais elle a la cote. Depuis sa démocratisation dans les années 1970, les industriels poussent la gent féminine à entrer en guerre contre "les poils disgracieux". Un diktat qui a érigé le poil au rang d’ennemi numéro 1 des femmes. Mais depuis 2014, certaines se révoltent et s’affichent avec des aisselles touffues sur les réseaux sociaux. Il n’en faut pas plus pour embraser la toile. 

Ces dernioers jours, c’est la mise en ligne de la bande-annonce de "Wonder Woman" qui a soulevé un tollé. Comment l’Amazone, incarnée par Gal Gadot, ose-t-elle s’exhiber sans un poil sous les bras ? La super-héroïne qui a grandi sans un homme à l’horizon aurait-elle elle aussi succombé à la tendance du "zéro poil"? Sur les réseaux sociaux, on s’écharpe. Mais cette guerre est-elle justifiée ? LCI démêle le vrai du faux sur les poils, arguments scientifiques à l’appui. 

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Bande-annonce de Wonder Woman

Les poils n’ont aucune utilité

FAUX - Sous  les bras, sur les jambes et même au niveau des parties intimes, la guerre au poil n’épargne aucune zone du corps. Considérés comme disgracieux et sales, il n’y aurait aucune raison de les épargner. Vraiment ?  La nature nous aurait donné des poils sur un malentendu ? C’est sans compter sur leur première fonction, celle de climatiseur interne. La couche de poils forme en effet une sorte de barrière thermique qui permet de préserver la chaleur interne lorsqu’il fait froid et de favoriser son évacuation lorsqu’il fait chaud. On vous l’accorde, une doudoune et un brumisateur produiront un effet comparable. 

S’épiler élimine les bactéries

FAUX - Les poils sont-ils le repère idéal des microbes et bactéries en tous genres, responsables de tant de maladies ? Une étude américaine, publiée en juillet dernier, met à mal cette idée reçue. Après avoir passé au crible les données de plus de 3000 Américaines, les scientifiques ont déduit que les adeptes de l’épilation intégrale présentaient plus de risques de contracter une maladie sexuellement transmissible. Pourquoi ? Outre les microcoupures qui favorisent les infections, les bactéries et les virus prolifèrent davantage en l’absence de la barrière protectrice formée par les poils. C’est ainsi que les cils protègent les yeux et que les poils du nez et des oreilles empêchent les impuretés de s’infiltrer. Vous êtes prévenus.

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Les poils sentent mauvais

VRAI ET FAUX - Un petit coup de chaud et une odeur prononcée se dégage ? Peu de place au doute, vous pointez les poils du doigt. Certes, l’odeur d’une aisselle velue sera plus forte qu’une aisselle imberbe mais attention aux raccourcis, ce n’est pas directement la faute des poils. La senteur si particulière provient en réalité de l’interaction entre la sueur produite par les glandes sudoripares apocrines (sous la peau) et les bactéries présentes en surface de la peau. Avec ou sans poil, la douche quotidienne reste ainsi l’arme ultime anti-odeur.  

Les poils ne sont pas très sexys

FAUX - Une touffe n’aurait rien d’attirant, paraît-il. Un sondage IPSOS pour la marque de rasoirs féminins Wilkinsonvient de montrer que 39% des Françaises - 2198 ont été interrogées dans le cadre de cette enquête - considèrent l’épilation comme un geste beauté. Une idée que les femmes auraient intégrée sous l’impulsion… des films pornos. "L'épilation intégrale, qui s'est imposée dans le cinéma porno, a dicté une norme du corps féminin désirable pour les hommes. Cette norme-là, par effet de pression sur les femmes, a été intégrée par les femmes elles-mêmes", expliquait en 2011 Stéphane Rose, l’auteur de Défense du poil (La Musardine, 2010) à L’Obs.

Mais cela dépendrait en réalité de là où les poils sont placés. Pour les hommes par exemple, ils seraient un signe de virilité. Exit la mode des visages imberbes, une étude publiée en septembre 2016 suggère qu’une majorité de femmes préférait les barbes imposantes pour une relation à long terme. 

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Les poils ne sont pas féminins

FAUX - Et là, tout dépend de la notion qu’on se fait de la féminité. La blogueuse Marie Turenne a rappelé dans un post que "pour les garçons comme pour les filles, ce qui marque le passage à l'âge adulte, c'est l'apparition des poils. Une femme avec des poils, ce n'est pas un bonhomme. C'est une femme adulte." Logique.

D’autres femmes, considérées comme des sex symboles, de Madonna à Miley Cyrus, en passant par Lola Kirke (la petite sœur de Jemima Kirke qui joue dans la série Grils) -,  ont décidé d’afficher leurs poils. La toison naturelle, ou colorée parfois, s’est ainsi érigée en véritable outil de protestation. Mais cela sera-t-il suffisant pour faire tomber les diktats de l’épilation ? 

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