Confinés dans une grotte de l'Ariège : les premiers jours sous terre des 14 volontaires

Confinés dans une grotte de l'Ariège : les premiers jours sous terre des 14 volontaires

HORS DU TEMPS - Une équipe de TF1 a pu suivre en exclusivité, durant deux jours et deux nuits, l'expédition de quatorze volontaires partis se confiner 40 jours sous terre dans la grotte de Lombrives, en Ariège.

Un voyage hors du temps, sans horloge ni soleil, pour mieux comprendre comment se modifient le cerveau et le corps humain lorsqu’on leur enlève tous leurs repères. Quatorze volontaires, emmenés par l’explorateur Christian Clot, participent depuis dimanche à une expérience hors du commun. Durant 40 jours, ils vont vivre confinés six pieds sous terre. 

Un professeur de mathématiques, une joaillière, un urgentiste… En tout, sept hommes et sept femmes, tous sélectionnés pour leurs aptitudes physiques et psychologiques, ont accepté de jouer les cobayes. Bien évidemment, pandémie oblige, chacun d'entre eux a été testé négatif au Covid avant d’entamer ce confinement extrême.

Toute l'info sur

Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

Les dernières infos sur l'épidémieA quel stade en est l'épidémie, département par département ?
Il y aura des moments difficiles pour chacun d’entre vous. Il faudra s’entraider- Christian Clot, explorateur et initiateur de cette expérience

Habituellement ouverte au public, la grotte de Lombrives (Ariège), l’une des plus grandes d’Europe, sera leur enclos tout au long de cette expérience, totalement inédite, comme le rappelle en préambule leur chef de file. "5000 personnes sont allées au sommet de l’Everest, 500 personnes se sont rendues à bord de la Station spatiale internationale, 19 ont vécu des expériences hors du temps, en solitaire ou en duo. Mais jamais personne ne l’a vécu en groupe", énumère Christian Clot, à l'origine de l'initiative. "Il y aura des moments difficiles pour chacun d’entre vous. Il faudra s’entraider", prévient l'explorateur. Le ton est donné. 

En vidéo

Quarante jours dans une grotte : ils vont tester le confinement extrême

Une heure de marche plus tard, nos volontaires rejoignent enfin leur campement de fortune. Les conditions y sont extrêmes : 92% de taux d’humidité et une température de 12°C. Au milieu, trône une étrange boule lumineuse. "Ce sera, en quelque sorte, notre Soleil. On l’allumera au réveil puis on l’éteindra au moment du coucher. Elle n’est pas synchronisée avec le Soleil, mais ce sera notre cycle à nous tout au long de l’expérience", explique le scientifique. Sans lumière naturelle, leur horloge interne se réglera avec la faim et le sommeil.

Les participants sont filmés 24h/24

Au cours de ces quarante jours loin du monde extérieur, une cinquantaine de protocoles scientifiques seront menés dans le but de comprendre comment le cerveau et l’organisme se modifient lorsqu’ils sont désorientés. Les volontaires seront filmés 24 heures sur 24 par des caméras. Les images seront ensuite décortiquées par des chercheurs. 

Du neurologue au généticien, en passant par un chronobiologiste, plusieurs dizaines de scientifiques vont ainsi pouvoir étudier comment les participants s’adaptent, individuellement mais aussi collectivement. "Si cette expérience permet d’aider à l’élaboration de futures bases lunaires ou pour l’adaptation humaine en cas de changement climatique majeur, on pourra se dire qu’on a apporté notre pierre à l’édifice à travers ce projet", souligne François, l'un des participants.

Lire aussi

Chacun était libre d’emporter ce qu’il désire. 50 kilos, pas un de plus. Un seul impératif : ni musique ni matériel électronique. Pour se nourrir et faire leurs besoins, les volontaires disposent d'une gazinière et de cinq toilettes sèches. Ils devront néanmoins aller chercher eux-mêmes leur eau pour assurer la survie du groupe. Une centaine de litres par jour. 

"On trouve de l'eau à deux endroits différents : dans un lac suspendu qui se trouve à 25 mètres de hauteur et dans un gouffre de 80 mètres de profondeur", explique Christian Clot. Une eau très calcaire qui sera purifiée avant d’être bue.  "Si on tombe malade au début de l’expérience, cela remet en question l’expédition. Il faut donc être extrêmement prudent", souligne l'explorateur, qui entend bien mener cette expérience jusqu'au bout.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Déconfinement : les pistes du gouvernement

EN DIRECT - Covid-19 : 30.472 personnes hospitalisées, 5914 patients en réanimation

VIDÉO - La directrice de la pharmacovigilance danoise s'évanouit en pleine conférence de presse

Résistance au vaccin, circulation en France, létalité : 3 choses à savoir sur le variant brésilien

100.000 morts du Covid en France : quel est le profil des victimes ?

Lire et commenter