La NASA repousse le retour d'astronautes sur la Lune "au plus tôt" à 2025

La NASA repousse le retour d'astronautes sur la Lune "au plus tôt" à 2025

ESPACE - Prévu dans le cadre du programme Artémis, le retour d'astronautes sur le sol du satellite naturel de la Terre a été retardé de 2024 à 2025 "au plus tôt", a annoncé l'agence spatiale américaine, mardi 9 novembre. Le litige opposant la Nasa à Blue Origin, l'entreprise de Jeff Bezos, a donné un coup de frein au projet.

Objectif Lune repoussé pour la Nasa. Le retour de l'Homme sur la Lune dans le cadre du programme américain Artémis, dont la première femme, a été retardé de 2024 à 2025 "au plus tôt", a annoncé l'agence spatiale américaine, mardi 9 novembre. La date de 2024 avait été fixée par le gouvernement de Donald Trump. Ce délai était toutefois largement considéré comme étant quasi impossible à tenir, mais c'est la première fois que la Nasa le reconnaît officiellement. Elle attendait notamment la résolution d'un litige judiciaire concernant le développement du futur alunisseur pour annoncer un nouveau calendrier. 

"Nous avons perdu près de sept mois en contentieux, et cela a probablement repoussé le premier atterrissage d'humains à 2025 au plus tôt", a déclaré le patron de la Nasa Bill Nelson lors d'une conférence de presse. Mais "il y a d'autres raisons", a-t-il ajouté. La date de 2024 fixée par l'administration précédente n'était pas "techniquement faisable", a-t-il asséné. Il a également critiqué le manque de fonds attribués par le Congrès ces dernières années pour le développement de l'alunisseur. 

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Avant d'envoyer à nouveau des humains sur la Lune, la Nasa préparera le terrain avec deux missions distinctes. La mission Artémis 1, qui ne comportera pas d'astronaute à bord, est prévue pour février 2022. Artémis 2, qui sera la première du programme avec des astronautes à bord, mais qui n'atterrira pas sur le satellite naturel de la Terre, a été décalée d'un an. Elle a désormais "une date potentielle de décollage en mai 2024". Cette mission "ira plus loin que n'importe quel humain ne s'est jamais rendu. Probablement près de 65.000 km au-delà de la Lune, puis reviendra sur Terre", a indiqué Bill Nelson.

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Toutes ces missions utiliseront la nouvelle fusée géante de la Nasa, nommée SLS, qui devra propulser vers la Lune la capsule Orion. Elle est assemblée au centre spatial Kennedy en Floride, en attendant le décollage. Le coût du développement de la capsule, dans laquelle se trouveront les astronautes, a été augmenté de 6,7 milliards à 9,3 milliards jusqu'à Artémis 2. Les astronautes devront ensuite être transférés à bord d'un alunisseur pour pouvoir atterrir sur la Lune et en repartir.

La construction de cet alunisseur a été confiée à la société SpaceX. Nommé Starship, il est actuellement en cours de développement au Texas. Son élaboration a dû être interrompu après que Blue Origin, qui était aussi en lice pour l'attribution de ce contrat phare par la Nasa, a porté plainte contre le choix de l'agence spatiale, estimant que le processus de sélection avait été inéquitable. Cette plainte a été rejetée la semaine dernière par un tribunal fédéral. "Même si nous étions en pause, les équipes de SpaceX ont pu avancer", a déclaré Kathy Lueders, administratrice associée de la Nasa. Les discussions ont repris avec l'entreprise du milliardaire Elon Musk "pour comprendre complètement les progrès faits", a-t-elle ajouté. 

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SpaceX doit réussir de son côté un atterrissage sans astronaute à bord sur la Lune, une démonstration faisant partie des exigences de la Nasa pour valider ce contrat. La date de ce test n'a pas été encore déterminée, mais il aura lieu "à un moment donné avant l'atterrissage d'humains", a fait savoir le président de l'agence spatiale américaine lors de son intervention. 

Le programme Artémis, qui doit débarquer "la première personne de couleur" sur la Lune, en plus de la première femme, fait écho au programme Apollo dans les années 60. Il est toutefois destiné à établir une présence durable sur la Lune et à préparer les voyages vers Mars, plus d'un demi-siècle après que les derniers hommes aient foulé le sol lunaire, en 1972, avec Apollo 17.

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