L’IRM le plus puissant du monde a livré ses premières images

L’IRM le plus puissant du monde a livré ses premières images

INNOVATION – Découvrez dans le 20H de TF1 les premières images de l’IRM le plus puissant du monde, testé sur un potimarron. Un espoir dans le traitement des maladies mentales comme la schizophrénie ou la maladie d’Alzheimer.

Vous n’avez certainement jamais vu des images si détaillées d’un potimarron. Et pour cause, ce sont les premières réalisées grâce à l’IRM le plus puissant du monde. Pour le voir fonctionner, il aura fallu acheminer l’aimant de 132 tonnes arrivé sur le plateau de Saclay en 2017, aménager sur le site de ce centre CEA (Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives) un local à l’échelle du mastodonte puis le paramétrer.

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L'appareil, nommé Iseult, est capable de générer un champ magnétique de 11,7 teslas, soit presque quatre fois plus puissant qu’un IRM classique, mais il est aujourd’hui impossible d'y placer un être humain. Les chercheurs ont donc choisi un potimarron comme cobaye. "Parce que c’est un légume qui, comme tous les légumes, contient beaucoup d’eau. Et le corps humain et le cerveau, en particulier, contiennent beaucoup d’eau", explique Cécile Lerman, ingénieure et chercheuse au CEA Paris-Saclay. 

Des performances inédites

Le résultat est surprenant. Pépins, fibres, filaments... le potimarron est découpé dans les moindres détails en trois dimensions, à la haute résolution de 400 microns, soit l’équivalent de l’épaisseur de dix cheveux. Les scientifiques prévoient encore d’améliorer cette résolution. "En optimisant toutes les techniques d’acquisition et tous les périphériques, on espère pouvoir atteindre environ 200 microns, c’est-à-dire quatre à cinq fois l’épaisseur d’un cheveu", affirme Nicolas Boulant, ingénieur et chercheur au CEA Paris-Saclay. 

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Un outil révolutionnaire pour les neuroscientifiques. Aujourd’hui, ils explorent le cerveau à l’échelle du millimètre. Demain, ils pourront découvrir comment les neurones interagissent entre eux. "Pourquoi est-ce qu’ici on a de la vision ? Pourquoi est-ce qu’ici on a de la sensibilité ? Qu’est-ce qui fait que cet endroit-là fait du langage ? Ça, on ne sait pas. Donc, en fait, notre hypothèse, c’est que l’architecture, l’organisation à trois dimensions des neurones qui sont dans chaque région est différente. En gros, on veut construire un télescope du cerveau. On veut voir le cerveau à une échelle qu’on n’a encore même pas imaginée", assure Denis Le Bihan, directeur de recherche "Neurospin" et initiateur du projet Iseult. 

Les perspectives médicales sont vertigineuses. Les chercheurs vont pouvoir étudier certaines maladies comme la schizophrénie ou Alzheimer et peut-être les soigner. Dans quelques mois, l’IRM sera testée sur des premiers patients humains. 

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