Recrutement des futurs astronautes : correspondez-vous aux critères ?

Recrutement des futurs astronautes : correspondez-vous aux critères ?

ESPACE - L'Agence spatiale européenne recherche de futurs Thomas Pesquet. À partir du 31 mars, la campagne de recrutement sera ouverte à tout le monde. On vous liste les nombreuses qualités requises pour être sélectionné.

Il n'est jamais trop tard pour réaliser un rêve de gosse. Si vous brûlez d'envie de marcher sur la Lune ou de partir à la conquête de la planète rouge, ce message est pour vous : l'Agence spatiale européenne (ESA) cherche de nouveaux astronautes. À compter du 31 mars prochain et jusqu'au 28 mai, les candidatures pourront être déposées sur son site. 

L'institution spatiale européenne souhaite voir une campagne de recrutement plus représentative de la société, avec davantage de candidature féminines. Mais tout le monde peut-il se glisser dans la combinaison d'astronaute ? Pas vraiment. Les postulants doivent répondre à des critères précis pour espérer devenir le nouveau Thomas Pesquet, recruté en 2009. Alors que l'ESA a détaillé le processus de sélection ce mardi, nous revenons sur les conditions requises pour espérer partir en orbite. 

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Commençons par les compétences intellectuelles indispensables pour une candidature sérieuse. Pour prétendre à une possible sélection, le candidat doit au moins disposer d'un Bac + 5 en poche. Et pas n'importe lequel, le diplôme doit concerner les domaines de la chimie, de la biologie ou encore de la médecine. Cette première condition fait office de filtre efficace. Mais ce n'est pas tout. Le candidat doit être capable de communiquer avec ses collègues européens. La maîtrise irréprochable de l'anglais est donc nécessaire. Et le multilinguisme est fortement valorisé. À titre d'exemple, Thomas Pesquet parle six langues. 

Sang-froid, activité physique… Des conditions essentielles

Mais les diplômes ne suffisent pas. Les missions spatiales sont exigeantes autant sur le plan psychologique que physique. Les candidats devront se soumettre à des tests de personnalité. L'objectif ? En savoir plus sur le caractère de la personne interrogée afin d'évaluer son aptitude à partir en mission. D'autres épreuves permettent aussi d'évaluer la logique ou encore la capacité du candidat à démêler un problème complexe. Réagir vite et avec calme, voilà l'impératif. Souvent négligée dans les processus de recrutement, l'intelligence émotionnelle fera partie des facultés importantes pour se hisser parmi les élus. 

Un mental d'acier se combine aussi à une bonne hygiène de vie. Dans le cas des astronautes, elle doit être excellente. Bien sûr, la pratique régulière d'un sport est évidente. Si vous n'avez pas encore commencé une activité physique, envisagez plutôt le prochain recrutement dans une dizaine d'années. Enfin, l'esprit du candidat doit être libéré de toute dépendance : adieu ceux qui fument un paquet de cigarettes par jour. Un corps sain dans un esprit sain. 

L'âge idéal : entre 27 et 37 ans

Et il sera impossible de tricher. Les potentiels astronautes seront examinés de près. Que ce soit la vue, les intestins ou encore le fonctionnement cardiaque, tout sera passé au crible. Contrairement à d'autres professions, les exigences médicales sont très élevées. Quasi inatteignable pour le commun des mortels. Ce test pourrait permettre d'éliminer la moitié des candidats. Selon l'ESA, l'âge idéal serait entre 27 et 37 ans.

À noter que les personnes en situation de handicap peuvent aussi candidater. Elles intégreront peut-être les rangs des parastronautes, un nouveau projet. "La diversité ne doit pas seulement tenir compte de l'origine, de l'âge, des antécédents ou du sexe de nos astronautes, mais aussi éventuellement des handicaps physiques", explique David Parker, directeur de l'exploration humaine et robotique de l'ESA. Cette initiative fait écho à l'appel de Philippe Croizon, athlète amputé des quatre membres. Il avait interpellé Elon Musk, le patron de l'entreprise Space X qui l'avait défié de l'envoyer dans l'espace. 

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Si l'institution spatiale veut apporter de la diversité dans ses fusées, la sélection n'en reste pas moins drastique. Cette année, ils devraient être entre quatre et six élus provenant des 22 pays qui composent l'ESA. "Il ne faut pas se le représenter comme une montagne, il faut s'inscrire et faire de son mieux. Puis, advienne que pourra", a tenté de dédramatiser Thomas Pesquet. Le processus de sélection en six étapes de la promotion devrait s'achever en octobre 2022. 

Au-delà des compétences requises, il y a en toile de fond un enjeu politique. Le directeur de l'ESA devra donc tenir compte du niveau de contribution de chaque pays au budget de l'agence européenne avant de choisir ses astronautes. En guise de lot de consolation, l'année 2021 présente aussi une autre nouveauté : un corps d'astronautes de réserve sera créé. Ses membres recevront une formation de base mais n'auront aucune certitude de voler dans le cadre d'une mission. 

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