Ce bateau conçu en France défie les lois de la physique

Ce bateau conçu en France défie les lois de la physique

INNOVATION - Lili est un bateau aérodynamique made in France qui défie les lois de la physique. Le navire, qui peut atteindre jusqu’à 100 km/h, promet des économies de carburant gigantesques à ses futurs clients.

C’est un bateau qui vole sur l’eau. Son petit nom : Lili. Avec ses dix mètres de long et ses 3,5 tonnes de fibre de verre et de plastique, le navire possède une capacité unique. Sa particularité : sa faible portance sur l’eau, qui lui permet de limiter son tirant d’eau et donc de gagner en rapidité. "On a vraiment une forme d’aile d’avion qui permet non pas de lutter contre l’air, mais de l’utiliser pour alléger le bateau", explique Lionel Huetz, directeur général d’A2V (Advanced Aérodynamique Vessels), la start-up nantaise qui l'a mis au point. L’écoulement de l’air passant au-dessus et en dessous de l’aile crée une portance. Le concept empêche tout retournement. 

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Son dessin aérodynamique lui permet aussi d’être plus léger et donc plus rapide. Plus le catamaran futuriste va vite, moins il s’enfonce dans l’eau et moins il consomme, avec près de 50% de gazole en moins. Avec la vitesse, qui peut atteindre jusqu’à 100 km/h, 80% du poids du bateau est transféré de l’eau à l’air. Lionel nous fait une petite démonstration dans le reportage de TF1 en tête de cet article. "Donc là, nous sommes à 40 km/h pour une consommation de 20 l/h. Je vais accélérer légèrement. Je peux à nouveau réduire les gaz et donc là, on atteint une vitesse de plus de 70 km/h avec une consommation comprise entre 20 et 25 l/h, soit la même conso presque deux fois plus vite", assure-t-il. 

1,2 million d’euros

Selon les applications, les constructeurs promettent une consommation jusqu’à deux à trois fois moins élevée que sur les bateaux actuels et jusqu’à dix fois moins que sur les hélicoptères qui sont, par exemple, utilisés sur les plateformes pétrolières. Lili se fraye un chemin chez les clients : une entreprise de service offshore dans le golfe de Guinée, un groupe d’hôtels de luxe sur le lac Léman, et désormais la principauté de Monaco, pour relier le port Hercule à la future marina de Cala del Forte à Vintimille en Italie. Grâce à cette navette, les privilégiés qui l'empruntent mettent 15 minutes à traverser, contre 30 minutes par la route. 

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Avec ses douze sièges en cuir et sa vue panoramique, comptez une centaine d’euros l’aller simple. Mais s’il fallait du confort pour les Monégasques, il ne fallait pas négliger l’environnement. "Il faut que ce soit un peu comme un taxi de luxe, un mini-van de luxe mais, comme vous le savez, Monaco est à l’avant-garde des problèmes écologiques et donc nous avons voulu aussi essayer de trouver la solution la plus écologique pour ce genre de transport", affirme Aleco Keusseoglou, président délégué de la société d’exploitation des ports de Monaco. 

Le coût de Lili est très élevé, 1,2 million d’euros, soit deux fois plus cher qu’un bateau standard. En revanche, les économies de gazole ne sont pas négligeables. Les constructeurs prévoient de faire fonctionner ce bateau à l’électrique ou à l’hydrogène pour qu’il soit encore beaucoup plus économique. 

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