Muséum d'Histoire naturelle de Paris : l'incroyable travail de conservation de millions d'animaux

Muséum d'Histoire naturelle de Paris : l'incroyable travail de conservation de millions d'animaux

PATRIMOINE - Depuis le 19 mai, le Muséum d'Histoire naturelle accueille des visiteurs émerveillés devant des animaux grandeur nature. Objectif : les restaurer afin de sensibiliser le public à l'importance de protéger les espèces en voie de disparition.

68 millions d'animaux figés pour l'éternité au Muséum national d'Histoire naturelle à Paris. Soit autant de pièces à restaurer régulièrement. Un atelier dédié, de préparation d'ostéologie et de taxidermie (SPOT), se trouve à quelques pas de l'établissement culturel. Kristoff Voisin, ancien soigneur animalier, y passe ses journées. "Quelque soit l'animal que je naturalise, je le fais dans le respect de a bête", assure le taxidermiste dans le reportage de TF1. "J'essaie de le magnifier au maximum par rapport à son vivant. 90% des animaux que je reçois viennent de parcs zoologiques ou de ménageries. Ce sont les endroits où on prend soin d'eux, où on les pousse jusqu'à la fin donc généralement, ils meurent très vieux." 

Ainsi, la plupart de ces collections grandeur nature sont passées entre ses mains. Comme Kiki, la torture géante arrivée tout droit des Seychelles en 1920, et morte en 2009 à l'âge de 146 ans, ou encore le premier cygne noir expédié sur le sol français d'Australie en 1803, et parrainé à l'époque par Joséphine de Beauharnais, première épouse de l'empereur Napoléon Ier. "Ce sont des témoignages d'animaux qui auront peut-être disparu dans 10, 20, 30 ans", souligne le spécialiste. 

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Des lunettes 3D pour voyager dans le temps

Deux siècles plus tard, ces précieuses conservations n'ont pas encore révélé tous leurs secrets : "Ces animaux peuvent encore être porteurs d'information scientifique, que ce soit par la molécule, la génétique, les plumes ou la peau", explique Jacques Cuisin, délégué à la conservation au Muséum national d'Histoire naturelle. "Il peut nous raconter beaucoup de choses." 

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Depuis sa réouverture le 19 mai dernier, le musée parisien redonne vie à ces espèces, y compris disparues, afin de sensibiliser le public. Équipés de lunettes 3D, les visiteurs voyagent dans les couloirs du temps, tout en espérant que la liste des animaux en voie de disparition ne s'allonge pas. "Qu'on les présente vivants dans les zoos ou en galeries, ça fait partie de notre mission d'éducation", termine Michel Saint-Jalme, directeur du zoo du jardin des plantes au Muséum d'Histoire naturelle. 

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