VIDÉO - À quoi va ressembler le "métavers", le futur d'internet selon Mark Zuckerberg ?

Facebook devient "Meta", en référence à "metavers", le futur d’internet selon Mark Zuckerberg. Mais c’est quoi au juste ? Cette sorte de monde parallèle numérique relève autant de la science-fiction que d'une réalité qui progresse de plus en plus vite. Le concept ? Une vie sociale immersive et virtuelle rendue possible grâce au nouvelles technologies. Explications.

TECHNOLOGIE - Le patron du réseau social Mark Zuckerberg a annoncé le changement de nom de la boîte en référence au "métavers", une sorte de monde parallèle numérique.

Facebook est mort, vive Meta ! En pleine tourmente, le groupe au logo bleu se réinvente. Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, a annoncé jeudi que la maison mère allait désormais s'appeler Meta, pour mieux représenter l'ensemble de ses activités. Le fondateur du géant des technologies, accusé de faire passer les profits avant les humains par une lanceuse d'alerte et de nombreux élus, a choisi Meta - "au-delà" en grec ancien -  pour montrer qu'il y a "toujours plus à construire." À cela s'ajoute un nouveau logo bleu en forme de "8" horizontal, ressemblant au symbole de l'infini en mathématiques. 

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Facebook est mort, vive Meta

Cette annonce a été faite au terme d'une heure et demie de présentation du "metaverse", "métavers" en français pour méta-univers. Mais qu'est-ce que c'est exactement ? Une doublure du monde réel dans lequel on pourrait exister sous forme d'avatars. Pour mettre sur pied ce nouveau moyen de communication, il a fallu faire converger différentes technologies. L'objectif est simple : vivre une expérience dans une réalité virtuelle en engageant le plus possible son corps. Grâce notamment à la réalité virtuelle et augmentée, il devrait permettre de démultiplier les interactions humaines, en les libérant des contraintes physiques, via internet.

Le sentiment de vraiment être avec les gens- Mark Zuckerberg, patron de Facebook

Il pourrait, par exemple, offrir la possibilité de danser dans une boîte de nuit avec des personnes situées à des milliers de kilomètres, mais aussi d'acheter ou de vendre des biens ou services numériques, dont beaucoup restent encore à inventer. "La qualité essentielle du métavers sera la présence - le sentiment de vraiment être là avec les gens", expliquait Mark Zuckerberg en juillet sur son profil Facebook.

D'où vient ce nom ? Le média en ligne Huffington Post explique qu'il provient d'un roman dystopique des années 90 appelé Le Samourai virtuel, écrit par Neal Stephenson. Dans l'ouvrage, les utilisateurs d'un "métavers" avaient leur esprit prisonnier d'un virus informatique qui impactait le cerveau.

Avec ce monde complet de réalité virtuelle, les responsables prônent l'ouverture. Ils répètent par ailleurs que Facebook ne cherche pas avec le "métavers" à construire un nouvel univers fermé, à l'image de son réseau social. "Aucune entreprise ne possédera ni n'exploitera le métavers", affirment-ils.  "Comme Internet, sa caractéristique principale sera son ouverture et son interopérabilité. Pour lui donner vie, la collaboration et la coopération seront nécessaires entre les entreprises, les développeurs, les créateurs et les décideurs politiques", estiment-ils.

Afin de préparer les utilisateurs, Facebook propose déjà une série d'objets connectés. En septembre dernier, Ray-Ban et l'entreprise de Zuckerberg ont lancé une paire de lunettes connectées. Cet appareil permet de prendre des photos et des vidéos. 

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Alors qu'il le place au cœur de sa stratégie, le "métavers" représente bien plus que du divertissement pour Facebook. À termes, il peut s'intégrer dans différents pans de notre vie, comme par exemple le télétravail de demain. Le "métavers" pourrait donc bouleverser plusieurs de nos habitudes, mais aussi nos relations sociales ou amoureuses. Le géant américain, qui a nommé en septembre un spécialiste du "métavers" au poste de directeur technologique, n'est pas le seul à parier sur ce monde virtuel. 

Epic Games, l'éditeur du jeu vidéo Fortnite, a indiqué qu'une partie du milliard de dollars levé cette année auprès d'investisseurs institutionnels, dont Sony, serait consacrée au "métavers".  Sur Decentraland, une plateforme en ligne considérée comme l'un des précurseurs du "métavers", il est désormais possible de décrocher un job de croupier dans un casino virtuel. 2022 sera-t-elle l'année du "métavers" ?

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