À 18 ans, il construit le satellite le plus léger au monde pour la Nasa

À 18 ans, il construit le satellite le plus léger au monde pour la Nasa

GÉNIE – Le satellite d’un Indien de 18 ans a remporté un concours scientifique international. Il pèse 64 grammes et sera utilisé par la Nasa lors d’un vol sous-orbital.

Elles sont loin les révisions du baccalauréat pour ce jeune prodige. Rifath Shaarook est déjà un véritable génie scientifique. Avec son équipe, cet Indien de 18 ans a remporté le défi Cubes in Space organisé par la société d’apprentissage Idoodle et supporté par la Nasa et le Colorado Space Grant Consortium. Son invention ? Le satellite le plus léger au monde : il pèse tout juste 64 grammes.

"Nous sommes partis de rien pour le concevoir. Il possèdera un nouveau type d’ordinateur de bord ainsi que huit capteurs intégrés pour mesurer l’accélération, la rotation et la magnétosphère de la Terre", explique-t-il. Car son invention a eu tellement de succès que la Nasa a décidé de la mettre en application. 

Le KalamSat, que l’adolescent a baptisé en l’honneur de l’ancien président indien, Abdul Kalam, pionnier des ambitions de l’aéronautique du pays, fera partie intégrante d’une mission de quatre heures.  A l’occasion d’un vol sous-orbital, le satellite fonctionnera le 21 juin pendant douze minutes dans un environnement de microgravité dans l’espace. L’idée est d’étudier la durabilité et la performance de la fibre carbone imprimée 3D avec laquelle l’objet a été conçu. 

La Nasa, une habituée des jeunes prodiges

Pour remporter le concours, les étudiants devaient inventer un objet pouvant tenir dans un cube de 4 m3, pesant moins de 64 grammes et surtout, pouvant aller dans l’espace. Chasser les têtes ingénieuses en dehors de son panel de scientifiques est devenu le cheval de bataille de l'agence spatiale américaine. En mars dernier, elle avait fait son mea culpa après qu’un Britannique de 17 ans lui a fait remarquer une erreur dans les données enregistrées sur l’ISS. 

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Mission spatiale : pourquoi aller dans l’espace ?

Il y a quelques semaines, elle a également annoncé le lancement sur l’ISS du miniPCR, créé par une adolescente de 17 ans. Cet appareil permet d’effectuer une amplification génique in vitro, c’est-à-dire qu’il peut démultiplier une séquence d’ADN ou d’ARN connue à partir d’une petite quantité d’acide nucléique. Grâce à ce dispositif, la Nasa espère identifier les micro-organismes qui se déplacent dans l’espace. 

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