CARTE - Les trois quarts des nappes phréatiques de France en déficit d’eau, et près de chez vous ?

CARTE - Les trois quarts des nappes phréatiques de France en déficit d’eau, et près de chez vous ?
Sciences

SÉCHERESSE – Les trois quarts des nappes phréatiques françaises présentent un niveau "modérément bas à très bas", fait savoir le Bureau de recherches géologiques et minières dans son dernier bilan publié lundi. Si la situation n’est pas inhabituelle, l’organisme public relève qu’elle est néanmoins précoce, 87% des points d’eau hexagonaux étant orientés à la baisse.

Le manque d’eau va-t-il finir par devenir critique ? Rien n’est moins sûr même si le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) fait savoir dans son dernier bilan publié lundi que les trois quarts des nappes phréatiques de France présentent un niveau "modérément bas à très bas", du fait d'une recharge hivernale déficiente. Selon l’organisme public,  74% des nappes sont concernées (70% selon le précédent bilan, datant du mois dernier) au 1er juillet.

"Le phénomène s’est fortement accéléré au cours des derniers mois", relève par ailleurs le BRGM, précisant qu’au total, près de 9 points d’eau sur 10 (87%) sont actuellement orientés à la baisse, tandis que le 9% - un chiffre "très faible" – sont stables et seuls 4% en hausse. Une situation de basses eaux qui "n'est pas totalement inhabituelle pour la période estivale mais tout de même précoce", souligne le rapport.

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La vallée du Rhône au sud de Lyon particulièrement touchée

Les rares secteurs épargnés se situent au sud du Bassin parisien, autour des nappes des calcaires de Beauce, et dans les régions de Nîmes et de Montpellier. À l’inverse, la vallée du Rhône au sud de Lyon enregistre pour sa part des niveaux "bas voire très bas". Eux aussi fortement touchés, les secteurs de la nappe de la craie champenoise, dans le Grand Est, les nappes du bassin Adour-Garonne, en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie, ainsi que celle des calcaires jurassiques de Lorraine.

"Les pluies de la période novembre à avril qui, habituellement, permettent la recharge hivernale n’ont assuré que partiellement leur rôle de remplissage des nappes cette année", note encore le BRGM, soulignant que si les pluies de printemps "ont été bénéfiques pour la végétation", elles ont en revanche été "peu efficaces pour assurer une recharge des nappes". Malgré une pluviométrie proche de la normale en juin, les précipitations ont été trop disparates d'une région à l'autre pour éviter que ne plane le spectre d’un été de sécheresse. 

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