Des scientifiques espèrent ressusciter le mammouth laineux, disparu il y a 4000 ans

Sciences
SCIENCE - Des chercheurs américains de la prestigieuse université d'Harvard tentent de redonner vie au mammouth laineux, disparu de la surface du globe il y a 4000 ans. Projet insensé ou visionnaire ? LCI fait le point.

Les grands animaux de la préhistoire feront-ils un jour leur retour sur Terre ? Des chercheurs de la prestigieuse université américaine d’Harvard y pensent et planchent actuellement son  projet (un peu fou) : ramener à la vie un mammouth laineux, disparu il y a environ 4000 ans, comme dans Jurassic Park, le célèbre blockbuster de Steven Spielberg. Les progrès réalisés par l’équipe du généticien George Church depuis 2015 suscitent en tout cas l'enthousiasme. 

En comparant le génome de l’animal à celui de l’éléphant d’Afrique, ces scientifiques ont découvert qu’ils ne différaient que de 0,6 %. "Notre objectif est de produire un embryon hybride entre un éléphant et un mammouth. En réalité, il s’agirait plutôt d’un éléphant avec de nombreuses caractéristiques d’un mammouth. Nous n’y sommes pas encore, mais cela pourrait arriver dans deux ans", détaillait George Church en février 2017 dans Le Parisien.  

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Il dit avoir déjà "ressuscité" 44 gènes de mammouth

Sur le papier, l’idée est plutôt excitante. Mais qu’en est-il dans la réalité ? Sera-t-il possible, à l’aune des techniques scientifiques actuelles, de recréer artificiellement des animaux qui ont disparu depuis des millions d’années ? En théorie, oui. En effet, si l’on dispose d’une cellule avec un noyau en bon état, il est alors possible d’utiliser la technique du clonage en se servant d’un ovocyte d’une mère porteuse d’une espèce proche, ici l'éléphant d'Afrique. 


Le journal Le Parisien indique que George Church dit avoir déjà "ressuscité" 44 gènes de mammouth grâce à une technologie de pointe. Le généticien veut ensuite remplacer certaines parties du génome d'un éléphant d'Asie par ces fragments d'ADN. Cet embryon pourrait grandir dans une sorte d'utérus artificiel, en cours d'élaboration. L’équipe de scientifiques ambitionne d’obtenir des résultats positifs dans le courant de l’année 2019.

La plupart des spécialistes pensent que ce genre de projets va finir par voir le jour assez rapidementAlexandre Robert, chercheur enseignant au Centre d’écologie et des sciences de la Conservation du Muséum national d’histoire naturelle de Paris.

Un éléphant-mammouth doté notamment de longs poils et de courtes défenses pourrait alors voir le jour. "La plupart des spécialistes pensent que ce genre de projets va finir par voir le jour assez rapidement", estime Alexandre Robert, enseignant-chercheur au Centre d’écologie et des sciences de la Conservation du Muséum national d’histoire naturelle de Paris, interrogé par le quotidien.

Un "Jurassic Park", pour de vrai ?

S'il ne semble pas impossible, le clonage de dinosaures doit encore faire face à de nombreux obstacles. Sans parler de la mère porteuse, demeure aussi, comme le relève Marianne, celui de la séquence ADN, pour la simple bonne raison que es traces d’ADN fossile sont la plupart du temps très dégradées. 

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Pas sûr, donc, que les amateurs de la préhistoire puissent prochainement réaliser leur rêve de se retrouver face à de vrais dinosaures. Ils pourront se consoler avec la sortie à venir du cinquième volet de la saga Jurassic Park, prévu pour 2018.

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