Espérance de vie : l'Homme a peut-être atteint ses limites

DirectLCI
PLUS GRAND, PLUS VIEUX, PLUS FORT ? - Selon une une étude de l'Institut de recherche biomédicale et d'épidémiologie du sport (Irmes), publiée dans Le Quotidien du médecin, l'Homme aurait atteint ses limites physiologiques en terme de taille et d'espérance de vie. Explications.

Elle est morte à 122 ans en 1997, mais depuis vingt ans personne n'a encore fait mieux que Jeanne Calment, notre doyenne de l'Humanité. Et même si le nombre de centenaires explosent dans le monde, l'âge maximale qu'ils atteignent plafonne à 115 ans. A l'image de la doyenne des Français qui vient de fêter ses 114 ans.


L'Homme aurait-il atteint ses limites biologiques en terme de longévité ? "Oui", répondent en choeur les chercheurs de l'Institut de recherche biomédicale et d'épidémiologie du sport (Irmes) dans une étude publiée dans Le Quotidien du médecin.

 "L'espèce humaine est maintenant sur la pente descendante", affirment-ils. Ainsi, l'équipe du Pr Jean-François Toussaint, professeur de physiologie à l'université Paris-Descartes, affirme que notre taille et notre espérance de vie ne progresseront plus qu'à la marge. En cause, expliquent en substance ces spécialistes, le réchauffement climatique et les dégradations de l’environnement.

La taille et les performances sportives stagnent

Concernant la taille, les scientifiques rappellent que les femmes et les hommes ont respectivement gagné 8 et 9 centimètres en 100 ans. Mais, depuis 30 ans, les indicateurs stagnent. Ainsi, les Néerlandais, les plus grands du globe, ne grandissent plus (1,82 m pour les hommes depuis 20 ans).


Quant aux performances sportives, leurs données, qui recensent les records en athlétisme, natation, cyclisme, haltérophilie et patinage de vitesse, vont aussi dans le sens d’un plafonnement. "En athlétisme, les performances ne devraient pas être améliorées, en moyenne, de plus de 0,5 % dans les décennies à venir", indique dans Ouest-France Jean-François Toussaint, le directeur de l’étude.


"Depuis trente ans, l’atteinte de nos plafonds de prédisposition génétiques et physiologiques (2,85 milliards de nucléotides, 640 muscles et 206 os) conjuguée à l’environnement difficile que nous avons créé provoque un retournement", poursuit Jean-François Toussaint dans le quotidien régional. D’autres facteurs extérieurs ont également un rôle néfaste : "Les effets des perturbateurs endocriniens, de tous ces produits de la chimie de synthèse (pesticides, etc.), sont considérables", ajoute le scientifique.

Plus d'articles

Sur le même sujet

Lire et commenter