Il y a de plus en plus d’événements climatiques extrêmes

Il y a de plus en plus d’événements climatiques extrêmes

DirectLCI
CHANGEMENTS - Un rapport européen souligne qu’il y a davantage d’aléas météorologiques extrêmes ces dernières années. Des événements sans doute liés à un monde en plein bouleversement.

Quatre fois plus de crues majeures aujourd'hui qu'en 1980. Canicules, feux de forêt, tempêtes... Le nombre d'événements climatiques a plus que doublé en moyenne depuis 1980, souligne l'analyse publiée mercredi par le Conseil des Académies des sciences européennes (EASAC). En cause bien sûr, un monde en perpétuel changement, qui ne cesse d’évoluer. Le Conseil demande par ailleurs aux dirigeants européens d'agir "urgemment" afin de "mieux adapter les infrastructures à un climat qui change".

En vidéo

Des entreprises et institutions internationales ont promis mardi à Paris de se détourner des énergies fossiles, lors d'un sommet destiné à empêcher de "perdre la bataille" contre le réchauffement climatique.

Les événements les plus importants ? Les aléas hydrologiques extrêmes (inondations, crues) qui ont quadruplé alors que les sécheresses ont doublé. Des conséquences météorologiques bien sûr mais aussi et surtout économiques. Par exemple, les tempêtes orageuses en Amérique du nord ont à elles seules généré 10 milliards de dollars de pertes en 1980, et près de 20 en 2015, selon des données en partie venues du NatCatSERVICE de l'assureur Munich Re. L’étude appelle évidemment à limiter toujours plus les gaz à effets de serre et, pour les impacts inévitables, de renforcer les plans de protection.

Plus de températures hautes que basses

"Ces résultats reflètent les tendances générales, (montrant) les conséquences d'une énergie thermique accrue sur le système terrestre", souligne le climatologue Phil Williamson, de l'université britannique d'East Anglia, dans un commentaire au Science Media Center. "Par exemple, depuis 150 ans il y a eu dix fois plus de records battus pour des températures élevées que pour des températures basses". Seulement le plus inquiétant n’est pas la répétition de ces événements, mais le fait qu’ils puissent arriver n’importe quand. L’étude met en avant quelques explications comme le ralentissement du Gulf Stream, "désormais hypothèse plausible".


Mais encore les récentes perturbations du jet stream polaire, courant aérien ultra-rapide circulant dans la haute troposphère.

D'après une étude parue en 2016 dans la revue Climatic Change, le sud de l'Europe devrait connaître, par endroits, d'ici la moitié du siècle, au moins un aléa climatique sévère chaque année, de l'ordre de ceux connus à ce jour une fois tous les cent ans.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter