L'astéroïde Psyché est-il la "mine d'or" du futur ? La Nasa et Elon Musk veulent aller vérifier sur place

(16) Psyché est situé dans la ceinture d'astéroïdes, entre Mars et Jupiter.
Sciences

JACKPOT - Les astéroïdes sont-ils les mines d'or du futur ? La Nasa et SpaceX prévoient en tout cas d'envoyer un vaisseau en direction de (16) Psyché, un astéroïde qui abriterait des ressources extraordinaires.

A la clé, un butin vertigineux d’environ 700 quintillions d'euros, autrement dit un sept avec une série de vingt zéros (un quintillion représente en fait un milliard de milliards, ndlr). A en croire certains experts, ce corps céleste mesurant près de 200 kilomètres renfermerait suffisamment de métaux précieux et d’or pour transformer chacun d’entre nous en multimilliardaire. (16) Psyché serait principalement constitué de nickel et de fer, mais aussi d’or. Enfin, ça, c’est la théorie. Et d'ailleurs, elle est à ce jour très discutée. Certains la qualifient même de farfelue. Mais avant de s’en convaincre, la Nasa, en partenariat avec SpaceX, la compagnie spatiale d'Elon Musk, est tout de même bien décidée à se rendre sur place pour y mener des investigations.  

Une sonde spatiale, baptisée Psyché, quittera donc la Terre à bord du lanceur Falcon Heavy de SpaceX. Si tout va bien, l'engin atteindra ce "monde métallique", situé dans la ceinture d’astéroïdes, entre Mars et Jupiter, à l'horizon 2026. Une fois là-bas, l'engin étudiera sa composition ainsi que les possibilités de forer de tels corps célestes. Une éventualité qui, grâce aux avancées technologiques, pourrait être possible, mais pas avant au moins 50 ans, si l'on en croit Scott Moore, professeur à la Société royale d’astronomie de Londres, cité par le site Big Think.

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Complexités juridiques et incertitudes techniques

L’exploitation minière de ces corps célestes, tout comme celle du sol lunaire, est une idée qui fait son chemin au sein des gouvernements de plusieurs pays. Si Psyché attise les convoitises, d’autres corps spatiaux bien plus proches présenteraient eux aussi des richesses qu’il serait intéressant d’exploiter. Scott Moore explique ainsi que si "Psyché représente le Graal de l’exploration spatiale pour l’or", d’autres astéroïdes plus proches de la Terre pourraient être exploités plus rapidement. Et des États se sont d'ores et déjà lancés dans la course au minage spatial.

La Chine, les États-Unis et même le Luxembourg ont déjà misé sur l’exploitation de l’espace, et ce, en dépit des complexités juridiques. Le Traité sur l’espace de 1967 instaure en effet un principe de non-appropriation nationale de l’espace extra-atmosphérique. Mais le texte a plusieurs fois été affaibli par des lois nationales, comme en 2015 avec le Commercial Space Launch Competitiveness Act aux États-Unis, puis en 2017 avec une loi luxembourgeoise qui permet à toute entreprise, même étrangère, de s’approprier les ressources de l’espace, rappelle le site Space Law

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Le site Big Think cite également en exemple les sociétés privées Deep Space Industries et Planetary Ressources. Toutes deux sont basées au Luxembourg et ont pour ambition d’aller forer l’astéroïde 2011 UW128, estimé quant à lui à plus de 4,5 trillions d'euros (un trillion vaut mille milliards, ndlr). Créée en 2009 et comptant parmi ses investisseurs le cofondateur de Google Larry Page, Planetary Resources assurait à Reuters en 2012 qu’un seul caillou de 30 mètres de long pourrait rapporter entre 20 et 45 milliards d'euros en réserves de platine. Sauf qu'avant de devenir le Rockefeller ou le Henry Ford de l’exploitation minière d’astéroïdes, il faut disposer de la technologique adéquate. Et pour l'heure, personne ne sait réellement comment s'y prendre.

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