"La Gazette de Mars", épisode 1 : un robot nommé Rosalind, un simosmètre français sous cloche et un avis de recherche

Sciences
ESPACE - Dans ce premier épisode de la "Gazette de Mars", trois nouvelles sidérales qui ont de quoi faire tourner la tête à n’importe quel martien, s’ils en ont une. Le baptême d’un robot-explorateur, un sismographe mis sous cloche sur le front martien et la disparition mystérieuse de deux nano-satellites de la Nasa en orbite autour de la planète rouge.

A quelque 76 millions de kilomètre de la Terre, Mars fascine de plus en plus. Au-delà du retour de l'homme sur la Lune, tous les regards sont aussi et surtout tournés vers la planète rouge. Si tout se passe bien, un être humain pourrait y atterrir au cours de ce siècle. 


En attendant, LCI vous propose de vous donner régulièrement des nouvelles de notre cousine dans cette "Gazette de Mars", dont voici le premier épisode.

Ne l’appelez plus ExoMars, mais Rosalind !

L’Agence spatiale européenne (Esa) a baptisé jeudi le futur robot-explorateur qui se rendra sur Mars en 2021. La cérémonie a eu lieu en présence de l’astronaute britannique Tim Peake sur le site d’Airbus à Stevenage, en Angleterre, pays où le robot martien a vu le jour. L’engin motorisé à six roues porte le prénom de la scientifique britannique Rosalind Franklin, pionnière de la biologie moléculaire et co-découvreuse de l’ADN. 


Son départ de la Terre est prévu pour l’année prochaine. Un long voyage de plus six mois l’attend ensuite à bord de la sonde européano-russe ExoMars2020. Une fois sur place, Rosalind aura pour tâche de prendre des images et de recueillir des échantillons de roches martiennes. L'engin pourra travailler jusqu'à cinq heures par jour, avançant ses 300 kg de 40 mètres par heure grâce à l'énergie générée par ses panneaux solaires, en repérant son chemin à l'aide de capteurs optiques. Il pourra notamment forer le sol martien jusqu'à 2 mètres de profondeur. Et peut-être y dénicher des traces de vie. 

SEIS mis sous cloche

Une nouvelle étape vient d’être franchie avec succès pour la mission InSight. Il y a quelques jours, l’atterrisseur américain, arrivé fin novembre à la surface de Mars, a déployé avec succès le bouclier de protection du sismomètre français SEIS. Une sorte de grosse cloche de fromage qui doit mettre le précieux instrument à l'abri des poussières charriées par le vent, mais aussi servir de tampon thermique pour éviter les trop grands écarts de température entre le jour et la nuit. De quoi également améliorer ses performances. 


Dans son communiqué, le Centre national d’études spatiales (Cnes) fait néanmoins état d'une petite "sueur froide" durant le déploiement. "On voit que la jupe ne sort pas bien", décrit Philippe Laudet, chef de projet InSight/SEIS. Normalement la partie dorée devrait descendre au-delà des pieds, alors qu'elle est, là, à peine visible. La partie grise, c’est-à-dire la maille la plus fine, est la seule à peu près descendue, mais présente des aspérités (dont un trou de souris sur la gauche)." L'équipement "est resté pendant 8 mois replié sur le pont de l'atterrisseur et soumis à des températures très basses", ce qui a dû "provoquer des rigidités", rappelle le Cnes.

Où sont passés les CubeSats ?

Avis de recherche dans le voisinage de Mars. Cela fait plus d'un mois que la Nasa n’a plus reçu de nouvelles des nano-satellites de la mission MarCO. Les deux CubeSats ont accompagné InSight durant sa longue odyssée jusqu'à la planète rouge et ont ensuite servi de relais avec la Terre. L'agence spatiale américaine estime qu'ils n'auront plus possibilité de renouer le contact et considèrent (presque) les deux engins comme perdus. 


Ce n'est pas une mauvaise nouvelle pour autant : leur voyage est considéré comme un succès. En effet, aucun satellite de cette classe n'avait quitté le voisinage de la Terre jusqu'ici. 

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