Le mammouth laineux de retour... d'ici deux ans ?

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SCIENCE (FICTION ?) - Une équipe de scientifiques d'Harvard s'est lancée dans un défi fou : réintroduire le mammouth laineux. Elle a annoncé cette semaine que le premier embryon devrait être créé dès 2019. Une prouesse qui pourrait bien aider à lutter... contre le réchauffement climatique.

Il revient. Après avoir disparu de la surface de la terre il y a quatre mille ans, le mammouth pourrait bien faire son grand retour… d’ici deux ans. Loin d’être une plaisanterie, la nouvelle a été annoncée par une équipe de scientifiques de la très sérieuse université d'Harvard lors d’une conférence organisée par l'Association américaine pour l'avancement de la science, comme le rapportait The Guardian mercredi. Si elle réussit, la réintroduction de cet animal préhistorique pourrait avoir de nombreux bénéfices pour notre planète.

Une créature entre l'éléphant et le mammouth

"Notre but est de produire un embryon hybride, se situant entre l’éléphant et le mammouth", explique le professeur George Church. La créature, parfois surnommée "mammouphant", aurait en fait l’apparence d’un éléphant mais avec des caractéristiques propres au mammouth laineux telles que de petites oreilles, de la graisse sous-cutanée, de longs poils hirsutes et un sang adapté aux basses températures. 


L’objectif ? Aider à la survie des éléphants d’Asie, avec qui l’animal sera croisé, et lutter contre le réchauffement climatique. "Les mammouths  laineux empêchent la toundra de décongeler en frappant la neige et en laissant entrer de l'air froid", explique le chercheur. "En été, ils abattent des arbres et aident l'herbe à grandir".

Les "mammouphants" confrontés à un frein de taille

George Church travaille sur ce projet depuis 2015. Il avait annoncé l’année dernière être capable de produire un embryon d’ici cinq ans. Finalement, la prouesse devrait être réalisée d’ici 2019. Mais attention, les "mammouphants" ne sont pas encore nés pour autant. Le chercheur souhaiterait en effet faire grandir cet embryon dans un utérus artificiel. "Il ne serait pas raisonnable de mettre une femelle reproductrice appartenant à une espèce menacée dans une situation risquée", précise le généticien. Hors pour certains scientifiques, cette technique ne serait pas réalisable avant la prochaine décennie. 

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