Météore vert aperçu dans le sud de la France : les premières images de la "boule de feu"

Météore vert aperçu dans le sud de la France : les premières images de la "boule de feu"

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CORPS CÉLESTE - Les témoins n'en ont pas cru leurs yeux. Dans la nuit de vendredi à samedi, une "boule de feu" verte a traversé le ciel du sud-est au nord-ouest de la France. Elle s'est désintégrée au dessus de Périgueux.

Sous yeux incrédules de nombreux témoins, une "boule de feu" verte a fendu le ciel du sud de la France, vendredi 4 aout en début de nuit. Le FRIPON, un réseau de détection des boules de feu, n'en a pas manqué une miette. Disposant de nombreuses caméras pour scruter le ciel, il décrit dans un communiqué un "très gros bolide". "Il a disparu à la verticale de Périgueux à une hauteur de 37km. Il est peu probable que l’on ait une météorite au sol", conclut le rapport.


Une affirmation à laquelle adhère François Colas, directeur de recherches au CNRS et membre de l’Observatoire de Paris. Interviewé par Sud Ouest, il explique que quand un météore s'écrase sur la Terre,  il "est encore visible à 20 ou 30 kilomètres d’altitude, ce qui ne s’est pas produit". Selon lui, le météore devait mesurer une dizaine de centimètres, et peser plusieurs kilogrammes.

Le météore, qui évoluait à une vitesse de 15 à 20 km par seconde, a pris feu en entrant en contact avec l'athmosphère. Tout comme le font les étoiles filantes. La couleur verte qui accompagnait le météore de vendredi, elle, proviendrait  de la présence de minéraux dans le corps céleste.

En vidéo

Une météorite verte traverse le ciel américain

L'extase des internautes

Sur les réseaux sociaux, certains, émerveillés, n’arrivaient pas à croire au spectacle qui s’est offert à eux. "La météorite se séparant en 3 qui vient de passer dans le ciel de Bordeaux est l'un des trucs les plus beaux que j'ai vu dans ma vie", affirmait par exemple un internaute.

De nombreux signalements sur une bande de 700 km

L'International Meteor Organization (IMO), organisation dédiée à l'observation et à l'étude des météorites, a reçu près de 170  provenant de toute la partie sud de la France, de Bordeaux à Lyon,  de Clermont-Ferrand à Perpignan. Des indications qui lui ont permis de déterminer avec précision la trajectoire de ce météore, aperçue à Biarritz, Montpellier ou encore Lyon.

L'American Meteor Society (AMS), a de son côté recueilli 177 signalements, qui confirment la trajectoire dessinée par l'IMO.

Selon FRIPON,  une dizaine de météorites tombent chaque année en France. Très peu sont cependant retrouvées. "Au XIXème siècle, on en retrouvait une tous les deux ans contre seulement une tous les 10 ans au XXème et au début du XXIème. Ceci résulte de l’évolution des modes de vie : les chutes n’ont plus de témoins", explique le réseau sur son site internet.

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