Mort de Stephen Hawking : un génie des sciences devenu icône de la pop culture

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POP - Astrophysicien de génie, esprit brillant aussi doué pour les sciences que la philosophie, Stephen Hawking, décédé à l’âge de 76 ans ce mercredi, avait aussi su prendre une place de choix dans la culture populaire. De la télé aux Oscars, de Star Trek aux Simpsons, de Pink Floyd à U2, tour d’horizon de cette autre vie du chercheur britannique natif d’Oxford.

Une empreinte à la mesure du prodige. Décédé ce mercredi à l’âge de 76 ans, l’astrophysicien britannique Stephen Hawking laisse un vide immense au sein de la communauté scientifique, désormais orpheline de cet esprit brillant teinté d’humour et d’autodérision. Personnalité singulière, bien au-delà de son lourd handicap provoqué par la maladie de Charcot, qui, d’après les médecins, aurait dû le faire trépasser à 25 ans, curieux de tout, avare de rien, le natif d’Oxford fascinait autant qu’il suscitait la sympathie du grand public. 

La place qu’il avait finie par prendre dans la culture populaire n’y est sans doute pas étrangère. Du cinéma à la télévision, des jeux vidéo à la musique en passant par la publicité, Stephen Hawking s’est taillé, au fil du temps, un CV culturel à faire pâlir d’envie certains membres du show business. Tour d’horizon de ces nombreuses séries, films, morceaux et autres œuvres auxquelles l’un des plus grands génies du XXe sièce - et du XXIe - a collaboré ou contribué.

Les Simpsons, sa famille d'adoption

Dès 1999, Matt Groening et les autres créateurs des Simpsons décident de mettre en scène Stephen Hawking, présenté comme "l’homme le plus intelligent sur Terre". Arrivée sur les écrans dix ans plus tôt, la mythique série américaine de dessins animés – qui connaîtra prochainement sa 30e saison – fait régulièrement intervenir des personnages de la vie réelle. Un "privilège" qu’il se verra accorder à quatre reprises (dans les saisons 10, 16, 18 et 22), le plaçant parmi les "extérieurs" les plus représentés. "Les gens me connaissent plus par les Simpsons que par la science", disait-il, heureux de toucher un public toujours plus large. 

Preuve de sa renommée pour les fans d’Homer, Marge, Bart, Lisa et Maggie, Stephen Hawking fait aussi partie du casting du jeu vidéo pour smartphone "Les Simpsons : Springfield". Ce mercredi, l'actuel showrunner (sorte d'auteur-producteur en chef) de la série Al Jean a salué le "sens de l'humour aussi vaste que l'univers" du spécialiste des trous noirs, tandis que son comparse scénariste Matt Selman l'a distingué comme "la plus intelligente guest-star de la jeune histoire des Simpsons". 

Star Trek et The Big Bang Theory

Six ans avant les Simpsons, Stephen Hawking squattait déjà les écrans de télé. À nouveau dans son propre rôle mais cette fois en chair et en os, l’astrophysicien avait participé à l’ultime épisode de la sixième saison de Star Trek : La Nouvelle Génération, deuxième série consacrée au célèbre univers de science-fiction après celle, originelle, des années 1960. 

Toujours dans la sphère scientifique-geek, Stephen Hawking apparaît également au générique de sept épisodes de la série The Big Bang Theory, qui narre la vie de deux jeunes hommes plus à l’aise avec les maths et la physique qu’avec les relations sociales. 

Pour rappel, outre ces collaborations précitées, Stephen Hawking est mentionné, plus ou moins subrepticement, dans plusieurs autres séries, à l’instar de Lost : Les Disparus, Glee ou encore Futurama

Sa vie au cinéma, "une merveilleuse histoire du temps"

Prisé des scénaristes de séries, Stephen Hawking l’était aussi des réalisateurs de films. En 1991, l’Américain Errol Morris lui consacre A Brief History of Time, un documentaire biographique reprenant le titre original du livre Une brève histoire du temps, écrit par le chercheur en 1988. L’occasion d’une plongée dans ses travaux sur la cosmologie, mais aussi dans sa vie, notamment sa sclérose latérale amyotrophique, plus connue sous le nom de maladie de Charcot, diagnostiquée à l'âge de 22 ans. 


Sa jeunesse, de ses études à sa lutte contre le handicap : voilà aussi l’objet du deuxième long-métrage dédié à l’astrophysicien. Sobrement nommé Hawking, ce téléfilm initialement diffusé par la BBC dévoile, grâce à l’interprétation de Benedict Cumberbatch, des facettes plus intimes du scientifique. Hasard des événements, alors qu’il est nommé pour l’Oscar du meilleur acteur en 2015 pour le rôle d'Alan Turing dans Imitation Game, le comédien britannique sera battu par un autre Stephen Hawking, joué cette fois par son compatriote Eddie Redmayne dans Une merveilleuse histoire du temps, sorti un an plus tôt. Ce mercredi, celui-ci a rendu hommage à "un esprit véritablement beau". 

Rock star (ou presque) grâce à Pink Floyd et U2

Si ses travaux comme sa personne sont en partie passés à la postérité grâce aux écrans, Stephen Hawking doit aussi un peu sa place dans la pop culture grâce au rock et à deux de ses plus fiers représentants : Pink Floyd et U2. En 2015, pour sa tournée "Innocence + Experience Tour", le groupe irlandais de Bono faisait entendre la voix de synthèse du scientifique répétant : "Nous n'avons qu'une planète et une seule race."

L’inspiration leur est-elle venue de The Division Bell, le quatorzième disque de Pink Floyd sorti en 1994 ? Rien n’est moins sûr même si la ressemblance frappe. Pour le morceau "Keep Talking", David Gilmour avait en effet déjà eu l’idée de réutiliser les sonorités particulières du synthétiseur vocal de Stephen Hawking. Un sampleur issu d’une publicité pour British Telecom diffusé cette même année et que le groupe psychédélique reprendra en 2014 pour la chanson "Talkin' Hawkin".  

À noter que Stephen Hawking avait par ailleurs participé à une reprise de la chanson "Galaxy Song" et d'autres des Monty Python, fruit d’une précédente collaboration sur les planches entre la troupe d’humoristes et le virtuose des sciences. 

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