Nouvelle découverte : ce reptile volant peuplait le ciel du Sud de la France il y a 72 millions d'années

Nouvelle découverte : ce reptile volant peuplait le ciel du Sud de la France il y a 72 millions d'années

PALÉONTOLOGIE - Une nouvelle espèce de ptérosaure a récemment été découverte dans le Sud de la France. Ce reptile volant, qui a vécu il y a 72 millions d’années, pouvait mesurer jusqu’à 6 mètres d’envergure.

Il y a environ 72 millions d’années, dans ce qui est aujourd’hui le département des Bouches-du-Rhône, un reptile volant géant jusqu'ici inconnu, à la mâchoire édentée et mesurant jusqu’à six mètres d’envergure, peuplait le ciel. Cette créature ni dinosaure ni oiseau, baptisée Mistralazhdarcho maggii (en référence au célèbre vent provençal) appartient à la famille des ptérosaures. Les restes d'un spécimen particulièrement bien conservé ont été récemment découverts par une équipe franco-belge de paléontologues sur le gisement de Velaux-la Bastide Neuve, près d’Aix-en-Provence.

Les ossements découverts lors des fouilles, appartenant très probablement à un seul et même individu d'environ 4,5 mètres d'envergure, représentent à la fois des éléments crânien (mandibule) et postcrâniens (vertèbres, omoplates, os longs...). L’analyse détaillée de ces os fossiles menée par l'équipe de Romain Vullo, paléontologue à l’université de Rennes, a permis d’établir qu’il n’appartenait pas au groupe des azhdarchidés, une autre famille de ptérosaures, et qu’il s’agissait bel et bien d’une espèce encore inconnue jusqu’à présent. L'individu n’était pas adulte et aurait donc pu mesurer jusqu’à 6 mètres, expliquent les chercheurs, dont les travaux sont parus le 17 octobre dernier dans le revue Journal of Vertebrate Paleontology.

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Une lame osseuse située au milieu de la mandibule

"Mistralazhdarcho maggii partage une particularité anatomique avec un autre membre de cette famille, Alanqa saharica, découvert quant à lui au Maroc dans des dépôts un peu plus anciens. Ces deux formes de même envergure possèdent une lame osseuse située au milieu de la mandibule et qui devait venir s’emboîter au niveau de la mâchoire supérieure, entre deux protubérances latérales. La fonction d’une telle structure, même si elle semble avoir été liée à un régime alimentaire spécialisé, demeure encore mystérieuse", expliquent les chercheurs dans un communiqué. Un mystère que ces scientifiques comptent désormais percer.

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