Il n'y a jamais eu autant de CO2 dans l'atmosphère depuis 3 millions d'années, et c'est très inquiétant

Sciences

ALARMANT - Ce lundi, l'Organisation météorologique mondiale (OMM), qui dépend de l'ONU, a rendu un constat alarmant, annonçant dans un rapport que la concentration de CO2 dans l'atmosphère avait atteint un niveau record en 2016, avec 403 parties par million (nombre de molécules du gaz à effet de serre considéré par million de molécules d’air). Un chiffre qui n'avait pas été atteint depuis plus de 3 millions d'années.

Le constat est de plus en plus inquiétant. Ce lundi, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a tiré la sonnette d'alarme, annonçant dans un rapport que la concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère, responsable du réchauffement climatique, avait atteint un niveau record en 2016.

Considéré comme un des principaux gaz à effet de serre, le CO2 atmosphérique atteint 403 parties par million (ppm) lors de l'année passée, alors qu'il était de 400 parties par million (ppm) en 2015, a précisé l'agence de l'ONU dans son bulletin annuel. "La concentration actuelle de CO2 d'environ 400 ppm dépasse la variabilité naturelle du climat depuis des centaines de milliers d'années", a indiqué l'OMM.

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Loin d'être anecdotique, le dépassement du seuil des 400 ppm est très inquiétant, la dernière fois que la concentration de CO2 a dépassé ce seuil, c'était lors de la période chaude de l'ère Pliocène, il y a trois à cinq millions d'années. "Au cours de cette période, les températures étaient 2 à 3°C plus élevée qu'aujourd'hui, les glaces du Groenland et de l'Antarctique occidental avaient fondu et même les parties orientales commençaient à reculer, provoquant une hausse de niveau de la mer, supérieur de 10 à 20 mètres par rapport à aujourd'hui", développe le rapport de l'Organisation météorologique mondiale.

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Toujours selon l'organisme rattaché à l'ONU, le développement des activités humaines comme la déforestation, l'exploitation des énergies fossiles ou encore le phénomène climatique "El Niño" sont en grande partie coupables de la hausse de la concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère. La concentration de deux autres gaz à effet de serre - le méthane (CH4) et le protoxyde d'azote (N2O) - a également augmenté l'an dernier, mais moins rapidement que celle du CO2.

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