Portables, wifi... des chercheurs s'interrogent sur les effets des champs magnétiques sur l'homme

Portables, wifi... des chercheurs s'interrogent sur les effets des champs magnétiques sur l'homme
Sciences

ONDES - Selon une étude publiée par des chercheurs de la Sorbonne, les champs magnétiques contenus par exemple dans les téléphones portables ou projetés par le wifi pourraient avoir des effets sur l’homme. Plus précisément sur des cellules.

Est-il bon de se trouver à proximité de lignes à haute tension ? Ou bien trop près de son téléphone portable ? Ou encore de rayons wifi ? Selon des chercheurs de la Sorbonne, les champs magnétiques pourraient avoir des effets biologiques induisant la production de toxines, rapporte Le Monde. Ces résultats, les chercheurs les ont dévoilés dans la revue scientifique Plos Biology. "Nous ne pouvons pas ignorer les réponses cellulaires à des champs magnétiques induits par les appareils électriques dans l’environnement. Mais nous ne pouvons dire pour l’instant si ces ondes sont dangereuses pour les individus", expliquent notamment Rachel Sherrad et Margaret Ahmad.

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Si les risques existent et ont déjà été évoqués, ils n’ont jamais encore été prouvés. Le Monde rappelle d’ailleurs la conclusion de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail) en 2013 ne mettant en évidence aucun "effets sanitaires avérés".

Inquiétantes ou bénéfiques ?

Alors, des effets, oui, mais quel est leur degré de dangerosité ? Pour la plupart des exemples cités dans cette revue, une grande partie des champs magnétiques sont connus des médecins pour avoir des effets sur l’homme : que ce soit pour le soigner ou atténuer les douleurs. De plus, il est démontré qu’à faible dose, les champs magnétiques peuvent être essentiels à certains animaux. 

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Margaret Ahmad et Rachel Sherrad se sont ainsi intéressés plus particulièrement  aux champs dits "faibles". "On comprend pourquoi les champs magnétiques ont un effet sur l’homme", dit notamment une des chercheuses dans l'étude de Plos biology. Ils induiraient "la production d’oxygène radicalaire", en somme une espèce chimique qui serait dangereuse pour l’homme si elle était utilisée à grande concentration. A faible taux, elle serait plutôt bénéfique.

Lors de ses recherches, l’équipe a travaillé essentiellement sur des animaux et un champ magnétique infiniment petit. Difficile donc d’en tirer des conclusions. Prochaine étape : travailler sur un autre support que des cellules.

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