Ross 128 b : cette exo-Terre susceptible d'héberger la vie

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ESPACE - Une planète à peine plus massive que la Terre a été découverte autour d'une étoile de la constellation de la Vierge. Baptisée Ross 128 b, elle vient s'ajouter à la liste encore restreinte des bonnes candidates pour la recherche des signes de vie au-delà du système solaire.

Depuis le milieu des années 90 et la découverte de la toute première planète située hors du Système solaire de la Terre, pas moins de 4.000 nouveaux mondes ont été détectés aux confins de notre galaxie, par le biais de télescopes surpuissants. Parmi eux, une petite cinquantaine sont considérées comme potentiellement habitables. Au sein du Gotha des bonnes candidates pour la recherche des signes de vie au-delà du système solaire, une petite dernière a fait son apparition. Son nom ? Ross 128 b.


D'une taille proche de celle de la Terre, cette exoplanète a été découverte le mois dernier autour d'une étoile de la constellation de la Vierge, à quelque 11 années-lumière de nous. "Ross 128b est très proche, ce qui nous permettra de la voir avec un télescope tel que l'E-ELT en construction pour 2025", a déclaré à l'AFP Xavier Bonfils, astronome du CNRS à l'Observatoire des sciences de l'Univers de Grenoble. Détectée par le spectrographe HARPS, installé sur le télescope de 3,6 mètres de l’Observatoire européen austral (ESO) basé au Chili, la planète orbite autour de l'étoile rouge Ross 128.

De la taille de la Terre, elle pourrait abriter de l’eau à l’état liquide

D'après les astronomes à l’origine de sa découverte, Ross 128 b serait susceptible d'héberger des signes de vie : de la taille de la Terre, elle pourrait abriter de l’eau à l’état liquide, indispensable au développement d’une forme de vie telle qu'on la connaît. Ce monde lointain orbite d’une étoile dite "calme", il y a donc une chance que son atmosphère ait résisté aux vents et aux éruptions stellaires. Ross 128 b est l'exo-Terre la plus proche de nous après Proxima b, dont l'annonce de la découverte avait fait grand bruit durant l'été 2016.

Pour tenter d'en savoir plus sur ce mystérieux monde lointain, l’équipe de Xavier Bonfils pourra bientôt compter sur le Télescope européen E-ELT (European Extremely Large Telescope) de l'ESO. Grâce à son miroir de 39 mètres de diamètre, il permettra à partir de 2024 de collecter à lui seul plus de lumière que tous les grands télescopes terrestres actuels réunis. Et peut-être aussi de savoir si l'atmosphère de Ross 128 b contient des traces de dioxygène, d'eau ou de méthane, considérés comme les trois principaux ingrédients de la vie.

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