Sept jeunes Français vont passer trois semaines sur Mars (ou presque)

Sciences
ESPACE – Sept jeunes étudiants français de l’ISAE-SupeAéro viennent de rejoindre une "base martienne" située dans le désert de l’Utah, aux Etats-Unis, pour une série d’expériences destinées à préparer un futur voyage vers la planète rouge.

Un décor minéral, sans eau. A défaut d’explorer la planète Mars, sept jeunes Français vont poser leurs bagages dès samedi 11 février dans la base Mars Desert Research Station située en plein désert de l’Utah aux Etats-Unis. Pendant trois semaines ils vivront dans cet habitat cylindrique de deux étages et de 8 mètres de diamètre conçu sur le même modèle qu’un tronçon de fusée qui pourrait se poser sur Mars. A l’intérieur, les conditions de vie sont pour le moins spartiates avec rationnement de l’eau, nourriture lyophilisée à tous les repas. En combinaison, ils pourront parcourir leur environnement, un paysage aride, géologiquement proche de celui de Mars. 


Depuis le début des années 2000, la Mars Desert Research Station accueille des équipes scientifiques venues de tous les pays. Le centre est géré par la Mars Society, organisation internationale à but non lucratif, qui choisit les projets de recherche les plus intéressants pour un futur voyage vers la planète rouge. 

Le groupe français sélectionné est, lui, composé de six étudiants et d'un ingénieur. Ils font tous partie de l'Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace (ISAE-SupAéro) de Toulouse, l’école par laquelle est passée Thomas Pesquet, l’astronaute français actuellement dans la Station spatiale internationale. Parmi les expériences prévues : la culture de laitues et de plantes aromatiques dans un potager connecté et le test d’un sismomètre, appareil qui mesure les mouvements du sol.

A la tête de cet équipage, Arthur Lillo a déjà séjourné sur place en 2016. "C'est une expérience très particulière d'isolement et de confinement, au milieu d'un incroyable paysage qui fait penser à Mars", explique le jeune homme âgé de 22 ans qui aimerait aller un jour sur Mars. "Mais pas avec un aller simple seulement comme le propose Mars One", précise-t-il. Mars One, qui mêle émission de téléréalité et projet scientifique, prévoit d’envoyer des astronautes sur place en 2031 pour une mission de colonisation sans retour sur Terre. Mais si Arthur Lillo n’est pas prêt à s’exiler pour l’éternité, il dirait oui tout de suite à un aller-retour "malgré les risques et les contraintes".

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