Super volcan de Yellowstone : "Un risque sur 1000 d’avoir une éruption dramatique"

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EXPLOSIF – Alors que le super-volcan de Yellowstone, aux Etats-Unis, menace de se réveiller plus tôt que prévu, LCI a demandé l'éclairage de Jacques-Marie Bardintzeff, volcanologue quel pourrait être l’impact d’une éruption.

Son activité est plus que jamais surveillée. Alors que des chercheurs américains ont récemment fait état d’une évolution inattendue de sa température, le super-volcan de Yellowstone, aux Etats-Unis, pourrait se réveiller plus tôt que prévu. Une éventualité qui, forcément, inquiète. Entré en éruption pour la dernière fois il y a 640.000 ans, selon le National Geographic, le volcan doit, théoriquement, se ranimer tous les 600.000 ans. 


"Le volcan Yellowstone pourrait se réveiller dans les dizaines d’années à venir", explique Jacques-Marie Bardintzeff, volcanologue, au micro de LCI. "Il y a 999 chances sur 1000 que ce soit une éruption classique, qui serait déjà importante, et un risque sur 1000 que ce soit une éruption dramatique, que l’on appelle une super-éruption, 1000 fois plus forte, qui pourrait avoir un impact climatique."

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Mieux comprendre le super-volcan du Yellowstone

Hiver volcanique

Les scientifiques de l’Arizona State University, qui se sont penchés sur le cas de Yellowstone, l’un des 20 super-volcans existant sur terre, ont déterminé qu'il rejetterait 1000 km³ de cendres et de dioxyde de soufre dans l'atmosphère. Une quantité 2500 fois plus importante que lors de l'éruption du Mont Saint Helens en 1980, la plus forte jamais enregistrée sur le territoire américain. Selon les chercheurs, les conséquences d’un tel rejet pourraient être cataclysmiques, plongeant une partie du globe dans un "hiver volcanique". 


Un scénario qui pourrait provoquer une chute brutale des températures pendant des mois, voire des années. Les cendres expulsées pourraient recouvrir le sol sur une épaisseur minimum de 2,5 centimètres tandis que des pluies acides dues à la présence de dioxyde de soufre dans l'air détruiraient une partie des récoltes de l'agriculture et polluerait une bonne partie des eaux. D’après les projections scientifiques, plus de 90.000 personnes pourraient perdre la vie.

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