VIDÉO - Thomas Pesquet attendu à l'ISS : ce qu'il faut savoir sur l'amarrage, une étape critique

CONNEXION - Le Français Thomas Pesquet, l'Américaine Peggy Whitson et le Russe Oleg Novitsky rejoindront ce samedi vers 23 heures la Station spatiale internationale. Une manœuvre délicate.

Après 48 heures de voyage dans la capsule Soyouz, notre Thomas Pesquet national et ses deux homologues américain et russe devraient amarrer ce samedi vers 23 heures (heure française) à la Station spatiale internationale (ISS). Comment se déroule cette manoeuvre délicate ?


Où ? Sur la partie russe de la station ISS, située à 410 km d'altitude.  Ce centre de recherche géant de la NASA, occupé par les astronautes russes Serguei Ryzhikov et Andrei Bor, et l'Américain Shane Kimbrough, mesure 30 mètres de haut, 110 mètres de long et 74 mètres de largeur. Son poids est de 400 tonnes !

Quand ? Le "rapprochement" entre le Soyouz MS-03 et l'ISS doit débuter à 20h40. La capsule sera encore beaucoup plus bas que la station, à savoir sur une orbite intermédiaire de 320 km d'altitude quand l'ISS tourne à 410 km au-dessus de la Terre. La connexion entre les deux vaisseaux est prévue plus de deux heures plus tard. 


Comment ? C'est cette phase de rapprochement qui est la plus délicate, explique Cyrille Vanlerberghe dans Le Figaro. Le pilote Oleg Novitsky sera aux commandes, aidé par ses concitoyens à l'ISS. Car pour connecter les deux véhicules lancés à 28.000 km/h, "les manœuvres à réaliser sont loin d'être intuitives", rapporte le spécialiste. "En orbite, il ne suffit pas de pointer son vaisseau vers la cible. Si on tente de rattraper un objet en accélérant, les lois de Kepler vont entraîner une hausse d'altitude, ce qui éloigne en fait de la destination recherchée". Une fois l'approche réussie, le vaisseau devra accélérer pour se hausser à la même altitude que la station, avant de décélérer. Dans les derniers mètres avant l'amarrage, Soyouz avancera à tâtons, de quelques centimètres par seconde, pour éviter tout risque de collision. 


Quels risques ? Ne pas parvenir à se poser ! En 1965 lors de la mission Gemini 4, l'astronaute américain James McDivittles - victime de ses réflexes d'aviateur rompu à la prise d'altitude pour atterrir -, n'avait pas réussi sa première tentative de connexion. 


Et après ? Une fois dans le laboratoire spatial, Thomas Pesquet, Peggy Whitson et Oleg Novitsky auront fort à faire pendant six mois dans le cadre de la mission scientifique "Proxima". Au cours de ces quelque 180 jours passés en quasi-apesanteur, ils devraient mener pas moins de 62 expériences pour le compte de l'Agence spatiale européenne (ESA) et du Centre national d'études spatiales (CNES), l'agence spatiale française. Sans oublier les 55 autres expériences en coopération avec les agences spatiales américaine, canadienne et japonaise.

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