Thomas Pesquet : les avancées scientifiques qu'il a manquées pendant qu'il était dans l'espace

Sciences
RÉCAP'- L'astronaute français, qui a décollé en novembre dernier et qui revient sur Terre ce vendredi 2 juin, a mené de nombreuses expériences scientifiques à bord de la Station spatiale internationale. Mais a-t-il suivi les récentes découvertes scientifiques menées sur la terre ferme ? Pas si sûr... Voici une session de rattrapage !

Le retour est proche. Plus que quelques heures et Thomas Pesquet va enfin quitter l'ISS, après 6 mois passés à 400 km au-dessus de la Terre. Un come-back qui sera évidemment fêté par les équipes de la station spatiale internationale, par les nombreux fans qui ont suivi les aventures en apesanteur du Français sur Twitter mais surtout par ses proches.


Bref, tout le monde attend désormais Thomas Pesquet de pied ferme, et le Rouennais va sans doute être embarqué dans un intense tourbillon médiatique après son retour sur Terre. Mais quand l'astronaute et ingénieur aura retrouvé ses idées, il pourra se pencher sur toutes les avancées scientifiques qu'il n'a pas pu suivre durant son absence. Ou alors de très loin, même si dans l'ISS, il avait accès à internet. Séance de rattrapage.

  • 1On peut déssaler l'eau de mer à moindre coût

    Déssaler l'eau de mer, c'est désormais possible grâce à l’invention d’une membrane d’oxyde de graphène qui pourrait tamiser le sel de l’eau de mer plus rapidement, plus facilement et à moindre coût. Le problème de l’eau potable sur Terre est un enjeu majeur pour les décennies à venir. 


    Dans de nombreuses régions du monde, les sources d’eau douce sont, en effet, inexistantes ou deviennent insuffisantes au regard de la croissance démographique ou de la production industrielle beaucoup trop gourmande. Rappelons que d’ici 2025, près de 15 % de la population mondiale devrait faire face à une pénurie d’eau douce et beaucoup pays ne seront pas en mesure de se payer des usines de dessalement à grande échelle. 

  • 2On a ciblé les "cellules réservoir" qui hébergent le V.I.H

    Si les traitements actuels ne peuvent éradiquer définitivement le VIH (et nécessitent la prise, à vie, de médicaments), c'est à cause des "cellules réservoirs". Appelées T CD4+, ces cellules immunitaires peuvent héberger une version dormante du VIH. Un peu comme des porteurs sains. Si la trithérapie est arrêtée chez un patient, le virus contenu dans ces cellules peut se réveiller, se multiplier et se répandre dans l'organisme.


    Il fallait donc arriver à cibler et à tuer ces cellules réservoirs. Une équipe française a réussi cette prouesse. A long terme, ceci pourrait "déboucher sur des stratégies thérapeutiques" visant à cibler et surtout "éliminer de l'organisme le virus latent", selon le CNRS.

  • 3On peut se reproduire dans l'espace

    En tant qu'astronaute, c'est bon à savoir ! Des scientifiques japonais sont parvenus à faire naître — sur Terre — des souriceaux à partir de sperme congelé et stocké durant neuf mois dans l'espace à bord de la Station spatiale internationale (ISS). Et c'est une première, jamais auparavant ce type d'expérience n'avait été mené sur des mammifères. 


    Les souriceaux sont tous nés en bonne santé, ce qui ouvre de sacrées perspectives pour les astronautes souhaitant avoir des enfants. Soumis à des radiations lors de leur séjour dans l'espace, ils ont désormais l'assurance que cela n'affectera pas leur appareil reproductif. 

  • 4La transplantation d'une tête, c'est possible !

    Un neurochirurgien italien a greffé avec succès la tête d'un singe sur le corps d'un autre singe. Ce n'est pas la première fois qu'une greffe semblable est réalisée. En 1970, le neurochirurgien américain Robert White en avait effectué une, mais le primate paralysé n'a survécu que quelques jours.


    Aujourd'hui, le médecin italien et son équipe chinoise estiment avoir amélioré la procédure. Ils affirment être parvenus, sur des souris, à ressouder les deux extrémités de moelle épinière sectionnées et ainsi redonner l'usage de leur membre aux rongeurs. Ce qui laisse envisager de possibles transplantations sur des humains...

  • 5Près de 500 millions d'hectares de fôrets ont été découverts

    Ces forêts situées dans des zones arides n'avaient jamais été repérées par les satellites, selon une étude publiée dans la revue américaine Science. Ce qui a mis la puce à l'oreille de ces scientifiques, c'est la différence entre les cartes forestières qu'ils possédaient et les témoignages sur le terrain. Des locaux affirmaient qu'il y avait bien des arbres là où les cartes ne les mentionnaient pas, ou n'en indiquaient que sur une petite surface. Aidés des images à haute résolution de Google Earth et de quelque "200 opérateurs sur le terrain", les chercheurs ont étudié à nouveau ces zones arides, situées surtout en Afrique et en Océanie.


    Résultat : la nouvelle estimation de la surface forestière sur les terres arides est supérieure d'au moins 40 % aux précédentes. 

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