Trappist-1 : les trois planètes "potentiellement habitables"... ne le seraient pas tant que ça

Trappist-1 : les trois planètes "potentiellement habitables"... ne le seraient pas tant que ça

AUX CONFINS DE L'UNIVERS - Des chercheurs belges et français viennent d'identifier sept nouvelles planètes en dehors de notre système solaire, en orbite autour d’une étoile nommée "Trappist-1". Trois d'entre elles pourraient contenir de l’eau liquide, et donc peut-être la vie. Oui mais...

C’est peut-être de ces trois planètes que viendra la réponse à l’une des plus  grandes questions de l’humanité : la vie existe-t-elle ailleurs que sur Terre ?  Le 22 février dernier, une équipe internationale, emmenée par des astronomes belges, a annoncé la découverte de sept exoplanètes autour d’une étoile naine nommée "Trappist-1". Selon ces chercheurs, le fait que trois de ces planètes soient rocheuses, idéalement positionnées par rapport à leur étoile et que leurs dimensions soient proches de celles de la Terre, en font aujourd'hui des candidates prometteuses pour espérer y débusquer, un jour, de l’eau sous forme liquide, condition sine qua non à l'existence de la vie. 

Cependant, si l’on en croit les conclusions d'une étude menée par une équipe d'astronomes de l’Université de Genève en Suisse, rien n’est moins sûr. Actuellement, les scientifiques estiment l’âge de l’étoile Trappist-1 à environ 500 millions d’années. Si cette estimation se révèle correcte, alors de l’eau liquide pourrait encore y couler aujourd'hui. Toutefois, en étudiant les émissions spectrales émises par cette minuscule étoile, les chercheurs suisses assurent être parvenus à démontrer que les planètes du système Trappist-1 ne possédent déjà plus d'atmosphère... l'autre élément indispensable à l'existence d'une forme de vie sur ces corps célestes. 

Le télescope spatial James-Webb sera lancé fin 2018

Pour obtenir des réponses concrètes, il faudra néanmoins encore patienter une dizaines d'années, estiment les astronomes. Le lancement fin 2018 du télescope spatial américain James-Webb, bien plus puissant que ceux utilisés actuellement par les astronomes, devrait fournir des informations plus précises aux scientifiques. Grâce à son spectre infrarouge, cet instrument d'observation sera capable de renifler l'environnement qui entoure ces mondes lointains. Et pourquoi pas y détecter des traces d’une activité biologique présente ou passée sur l'un de ces trois corps célestes, situés à quelque 39 années-lumière de la Terre.

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