Une fusée européenne Vega a mis en orbite une flopée de 53 satellites, une première !

Le lanceur Vega, au moment de son lancement depuis le Centre spatial guyanais (CGS) de Kourou.

MISSION RÉUSSIE - La fusée Vega, premier "charter" de l’espace pour les Européens, a placé sur orbite une cinquantaine de satellites dans la nuit de jeudi à vendredi.

Jamais une fusée européenne n’avait emporté à son bord autant de satellites à la fois. Vega a décollé dans la nuit du mercredi 2 au jeudi 3 septembre depuis le Centre spatial guyanais (CGS) de Kourou pour mettre en orbite sept mini-satellites et deux CubeSats renfermant 46 nano-satellites de la taille d’un Rubeek’s Cube. Pour ce vol, le seizième de son histoire, le petit lanceur européen a réussi un sans-faute.

Un peu moins de trois-quarts d'heure après le décollage, dans une séquence d’une dizaine de minutes, Vega a effectué, comme prévu, une première série de mises sur orbite pour les sept micro-satellites à son bord, laissant apparaître les premiers sourires sous les masques des ingénieurs du Centre de contrôle Jupiter. Une heure plus tard, à deux minutes d’intervalle, le plus léger des lanceurs de la gamme Arianespace s'est séparé des deux Cubesats.

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Les satellites : peut-on s'en passer ?

Premier lancement partagé européen

Capable d'emporter jusqu'à 1,5 tonne en orbite basse (700 km d'altitude), Vega vise le marché des petites charges utiles, un secteur en plein essor mais où la concurrence - notamment celle de l'américain SpaceX - fait rage. La réussite de cette mission, baptisée VV16, était donc cruciale pour Arianespace. 

Ce vol était aussi le premier lancement partagé (en anglais, "rideshare") utilisant le nouveau système SSMS, un projet piloté par l’Agence spatiale européenne. Un succès d’autant plus important puisque la mission concernait 21 clients, issus de 13 pays différents, et faisait office de vol de validation. Les applications de ces nano et micro-satellites vont de l'observation de la Terre à la communication, en passant par le développement technologique ou encore la recherche scientifique.

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Le prochain tir au Centre spatial est prévu à la mi-octobre, il s’agira d’une fusée Soyouz. "C’est un beau symbole, après une Ariane 5, maintenant Vega, nous serons en octobre avec Soyouz, cela illustre notre famille de lanceurs", a commenté Stéphane Israël, le PDG d’Arianespace.

Aux côtés du poids lourd Ariane 5 ECA (jusqu'à 9,5 tonnes en orbite de transfert géostationnaire) et du mythique Soyouz russe (jusqu'à 3 tonnes) qui a déjà plusieurs tirs à son actif depuis la Guyane française, la fusée européenne Vega vient en effet compléter la gamme des lanceurs opérés depuis Kourou. Avec une telle panoplie de fusées, l’Europe est aujourd'hui autonome pour la quasi-totalité des engins à lancer.

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