Apollo, Saturn V, "Mer de la Tranquillité"... : ces mots qui ont fait la conquête de la Lune

Sciences
ESPACE - Alors que nous nous apprêtons à célébrer le cinquantenaire des premiers pas de Neil Armstrong sur la Lune, voici dix mots à connaître sur le bout des doigts pour mieux comprendre cet événement historique du 21 juillet 1969.

La première foulée lunaire de Neil Armstrong, retransmise en direct à la télévision et à la radio, aurait été suivie par au moins 650 millions de personnes à travers le monde. Le 21 juillet 1969, à 2h56, temps universel, l'astronaute américain, alors âgé de 38 ans, pose sa botte gauche sur la surface de la Lune. Et prononce ces quelques mots gravés à tout jamais dans les livres d'histoire : "That’s one small step for [a] man, one giant leap for mankind" (en français, "C'est un petit pas pour un homme, mais un bond de géant pour l'humanité").  


L'aboutissement d'une odyssée, qui avait débuté huit ans plus tôt, le 25 mai 1961. Cinquante ans après l'alunissage historique, voici un petit lexique (dans l'ordre alphabétique) pour mieux comprendre cet événement.

APOLLO

C’est le nom donné au programme spatial de la Nasa qui a permis aux Américains d'envoyer pour la première fois des hommes sur la Lune. Il est initié par le président John F. Kennedy le 25 mai 1961. A l’époque, la course à l’espace bat son plein. Apollo a pour but de poser un humain sur la surface lunaire avant la fin de la décennie en cours. Un acte de puissance, à la fois politique et militaire, dont l'objectif est essentiellement la reconquête du prestige américain mis à mal par les succès soviétiques, à une époque où la guerre froide entre les deux superpuissances fait rage. Entre 1967 et 1972, dix-sept missions Apollo auront lieu. Le 21 juillet 1969, Apollo 11 voit Neil Arsmtrong être le premier homme à marcher sur la Lune. 

ASTRONAUTE

Le terme "astronaute" est issu de la contraction des mots grecs ástron ("étoile") et nautes ("navigateur"). L'écrivain américain Neil R. Jones, dans sa nouvelle The Death's Head Meteor publiée dans "Wonder Stories" en 1930, est le premier à l’utiliser avec le sens qu'on lui donne aujourd'hui. En décembre 1958, l'Agence spatiale américaine l’utilise pour la première fois afin de désigner tout membre d'équipage à bord d'un véhicule spatial à destination de l'orbite terrestre ou au-delà. 

COLUMBIA

Avant chaque départ de mission, la Nasa nommait chacun des véhicules spatiaux utilisé dans le cadre du programme Apollo. C’est à bord du module de commande Columbia (CSM-107) que les trois membres d'équipage d'Apollo 11 ont parcouru les 350.000 kilomètres qui séparent la Terre de la Lune. Le vaisseau-mère, resté positionné en orbite de l’astre lunaire, a largué le module de descente où se trouvaient Neil Armstrong et Buzz Aldrin, avant de poursuivre sa route autour de la Lune. Aux commandes de l’engin, Michael Collins, le troisième membre d’équipage, avait pour mission de les récupérer vingt-quatre heures plus tard avant de repartir en direction de la Terre, des roches lunaires plein les poches. 

EAGLE

 A l'instar de Columbia pour le module de commande, Eagle (en français "Aigle") est le surnom assigné à l'atterrisseur de la mission Apollo 11, qui réalisa l’alunissage du 21 juillet 1969. Haut de sept mètres et large de quatre, pour un poids de 15 tonnes, l’engin transportait donc  Neil Armstrong et Buzz Aldrin jusqu'au site d’atterrissage, la fameuse mer de la Tranquillité.

GEMINI

Lancé en 1963 par la Nasa, Gemini est le nom de code du deuxième programme de vols spatiaux habités initié par les Etats-Unis. Il précède le programme Apollo et succède à celui de Mercury. La capsule spatiale de ce dernier, trop rudimentaire, ne permettait pas d’expérimenter des techniques de vol spatial telles que les sorties extra-véhiculaires ou les manœuvres orbitales. En tout, dix missions ont été lancées entre 1963 et 1966. Pour l’anecdote, Gemini est le premier vaisseau spatial de l’histoire à être doté d’un ordinateur embarqué.

MER DE LA TRANQUILLITÉ

Eagle : "Houston, ici base de la Tranquillité. Aigle s'est posé." Houston : "Roger, Tranquillité. Bien reçu. Il y avait un bon paquet de gars prêts à tourner de l'œil. Nous respirons à nouveau. Merci beaucoup." Armstrong et Aldrin ont foulé le sol lunaire au sud de la mer de la Tranquillité, dans un cratère de la taille d'un terrain de foot, parsemé de gros rochers. Cette zone, située sur la face de la Lune tournée vers la Terre, est en fait une vaste secteur de basalte correspondant à un ancien bassin d’impact formé peu après la naissance du Système solaire, il y a environ 4,5 milliards d’années.

MERCURY

Premier programme spatial américain à envoyer un homme dans l’espace, Mercury a été lancé en décembre 1958, quelques mois seulement après la création de la Nasa. L’objectif était alors de placer un homme en orbite autour de la Terre, d'étudier les effets de l'impesanteur sur l'organisme humain et de mettre au point un système de récupération fiable du vaisseau spatial et de son équipage. Six vols spatiaux habités et dix-neuf vols sans astronaute ont eu lieu entre 1959 et 1963. C’est d'ailleurs à bord de la capsule Mercury-6 que le premier vol orbital eut lieu le 20 février 1962. A l’époque, John Glenn avait mis 3 jours pour boucler son tour de la Terre.

NASA

Fondée le 29 juillet 1958 sous l’impulsion du président américain Dwight D. Eisenhower, la National Aeronautics and Space Administration, plus connue sous son acronyme Nasa, devait permettre aux Américains de rattraper l’avance prise par l’Union soviétique dans la course à l’espace. Cette dernière était devenue, un an plus tôt, la première puissance à placer en orbite un satellite, le fameux Spoutnik 1.

NOUVELLE FRONTIÈRE

"Notre nation doit s'engager à faire atterrir l'Homme sur la Lune et à le ramener sur Terre sain et sauf avant la fin de la décennie". Au cours d'un discours devant le Congrès le 25 mai 1961, c'est par cette phrase célèbre que le président américain John Fitzgerald Kennedy fixa l'objectif de tout un pays, reprenant au passage le concept de "nouvelle frontière" de l'espace qu'il avait déjà évoqué un an plus tôt lors de son discours d'investiture. "Au-delà de cette frontière, s'étendent les domaines inexplorés de la science et de l'espace", avait-il alors lancé, exaspéré par les camouflets à répétition qu'imposait à cette époque la puissante Union soviétique.

SATURN V

La fusée Saturn V est entrée dans l'histoire en permettant aux Américains de remporter la course à la Lune, avec le premier pas de Neil Armstrong sur notre satellite en juillet 1969. Un succès rendu possible par les performances hors normes et la fiabilité du lanceur conçu en un temps record sous les ordres de l'Allemand Wernher von Braun. La Saturn V a décollé treize fois depuis le centre spatial de Cap Canaveral, en Floride, de 1967 à 1973, sans aucun échec. A ce jour, elle reste la fusée la plus puissante jamais construite par l'Homme.

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