EXPLORE - Il naviguera à 1,5 million de km de la Terre : James Webb Space Telescope, la future longue vue du cosmos

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EXPLORE : plongée dans les mystères de l'espace

#EPISODE56 - Nous consacrons cette semaine notre format Explore au successeur d'Hubble, le James Webb Spatial Telescope, dont le lancement est prévu en 2021. Ce télescope spatial de nouvelle génération doit permettre de voir des objets plus lointains, et donc plus anciens dans l'Histoire de l'Univers.

Après bientôt trente ans de bons et loyaux services, le télescope spatial Hubble (HST) va enfin pouvoir prendre sa retraite. Son successeur, le James Webb Spatial Telescope (ou JWST selon son acronyme anglais), prendra le relais dans un an et demi, si tout va bien. Conçu par la Nasa avec la participation des agences spatiales européenne (ESA) et canadienne (ASC), l’instrument scientifique, qui a été achevé fin août, quittera la Terre depuis Kourou, en Guyane, à bord de la fusée européenne Ariane 5, le 30 mars 2021.

Il deviendra alors le plus grand télescope spatial jamais construit par l’Homme, une longue vue pour explorer l’espace lointain. Cent fois plus sensible que son prédécesseur, son miroir principal mesurera 6,5 mètres de diamètre, soit trois fois plus qu'Hubble. Son bouclier thermique, de la taille d'un court de tennis (22 mètres sur 12 mètres) et composé de cinq couches métalliques, le protégera du Soleil. 

Ci-dessus, le télescope spatial Hubble photographié par les astronautes de la mission STS-125, qui l'ont entretenu et modernisé en 2009 (photo Nasa)

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Ci-dessus une vue d'artiste du futur télescope spatial James Webb (photo Nasa/ESA)

Une machine à remonter le temps

Une fois là-haut, ce télescope spatial de nouvelle génération se déploiera comme un origami. Dès lors, il sera en mesure de scruter des objets plus lointains, et donc plus anciens dans l’histoire de l’Univers. L'engin naviguera en orbite autour du Soleil, à 1,5 million de kilomètres de nous, alors qu’Hubble se trouve à 600 kilomètres. 

Ses futures missions ? Détecter les plus vieilles étoiles et galaxies, étudier l’assemblage et l’évolution des galaxies, mieux comprendre la formation des étoiles, caractériser les exoplanètes et en particulier leurs atmosphères pour éventuellement y trouver des marqueurs biologiques. Le plan initial prévoyait un budget de 500 millions de dollars et un décollage en 2007. Finalement, le coût du projet avoisinerait 9,6 milliards de dollars. 

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