VIDÉO - Le robot qui… trie les déchets

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Quel futur pour demain ?

MONDE DE DEMAIN - Cinq ans après la fermeture de sa division robotique, Alphabet, la maison-mère de Google, revient au pas de charge. Pour se relancer, le géant des technologies a décidé de s’attaquer à un sujet d’actualité : le tri des déchets, avec un robot spécialisé.

Alphabet, la maison mère de Google, travaille actuellement à la conception d’un robot autodidacte à usages multiples. Le projet  "Everyday Robot" (littéralement "robot de tous les jours" en français) est le dernier né du X Lab d’Alphabet. Dévoilé la semaine dernière, ce robot au long corps, doté d’un bras mécanique au bout duquel a été fixée une pince, se déplace à l’aide de ses roues. Son visage, qui n’est pas sans rappeler celui de Wall-E, le petit robot du film d’animation de Pixar, est équipé de caméras de vision.

Son rôle, pour le moment, consiste uniquement à trier les déchets. Comme beaucoup d’entreprises de nos jours, les bureaux d’Alphabet fourmillent de poubelles. Désormais, chacune est dédiée à un type de déchets bien précis dans le but de faciliter le recyclage. Une pour les déchets classiques. Une pour le verre. Une pour le carton et une autre pour le plastique. Parfois, il arrive néanmoins que les salariés se trompent et placent leurs ordures dans le mauvais bac, par accident. Le robot d’Alphabet X a justement pour mission de passer après et de s’assurer que chaque déchet est bien à sa bonne place.

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Le robot a appris par lui-même en pratiquant

Pour cela, les chercheurs ont appris à leur robot à reconnaître un déchet en fonction de sa matière et à le déplacer dans le bon réceptacle, quand ce n’est pas le cas. Ce qui est déjà une prouesse en soir. Cependant, plutôt que de fournir des lignes de code à leur robot dans le but qu’il puisse effectuer toute une gamme de commandes prédéfinies, les chercheurs sont allés encore plus loin, utilisant ce qu'ils appellent "l'apprentissage  collaboratif". "Pour qu’un robot soit utile dans un environnement normal, nous devons nous éloigner du codage laborieux", écrivait en 2017 le chef du projet "Everyday robot", Hans Peter Brondmo, dans une note de blog

A cours des derniers mois, des dizaines de milliers de robots virtuels se sont entraînés, de jour comme de nuit, à trier des déchets virtuels dans un bureau virtuel, avec des poubelles… virtuelles. Puis, au fil du temps, les vrais robots ont enseigné à d’autres robots les erreurs à éviter et les gestes à accomplir. Autrement dit, ces machines ont appris à se perfectionner par elles-mêmes, en s'entraidant. Et les résultats sont pour le moins bluffants : elles ont réussi à réduire le taux d’erreur qui est passé de 20 % à 5 %, en seulement quelques semaines.

"Nous sommes encore à des années d’un futur dans lequel les robots nous aideront à accomplir des tâches quotidiennes. Mais les résultats de nos expériences montrent que nous sommes sur la bonne voie", conclut le chef du projet "Everyday Robot". Les chercheurs d'Alphabet souhaitent désormais savoir si ce robot à multi-usages sera capable de réaliser la même prouesse pour des tâches plus complexes, comme l’assistance aux personnes âgées. 

Cinq ans après la fermeture de son département dédié à la recherche en robotique, le géant des technologies affiche donc à nouveau de grandes ambitions dans ce domaine promis à un bel avenir. 

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