VIDÉO - On connait l'origine du trou géant découvert dans la banquise de l'Antarctique

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FONTE DES GLACES - Un trou de 80 000 km², soit l'équivalent de trois fois la surface de la Bretagne, est apparu sur les mers glacées de l'Antarctique. Probablement une masse d'eau chaude remontée à la surface qui aurait fait fondre la banquise.

Pourquoi un étrange trou s’est-il formé dans l’Antarctique ? Sur des images satellites datant du 9 septembre, une tache noire se distingue clairement sur l’étendue blanche à l’extrémité sud de notre planète. Le phénomène est connu et correspond très certainement à la résurgence d'eau chaude à la surface, provoquant la fonte de la banquise. Il réapparaît en tout cas régulièrement à cet endroit de la mer de Weddel, à proximité du continent antarctique.

Le réchauffement climatique hors de cause

Les scientifiques le désignent sous le nom de "polynie", un terme dérivé de "Polynia" qui signifie "clairière en russe" comme le rappelait Jean-Louis Etienne, explorateur et médecin, invité ce jeudi sur LCI . "C'est un des phénomènes naturels auxquels on assiste régulièrement, au nord-est du Canada, un peu partout. Tous les animaux marins, les manchots, savent qu’ils existent. Pour eux, c’est un moyen de revenir à la mer pour s’y nourrir." 


Déjà observé il y a 40 ans, puis l’année dernière à cet endroit, cette nouvelle polynie de Weddel frappe par son immensité : 80.000 km², l’équivalent de la superficie de la Nouvelle-Aquitaine, trois fois la Bretagne. Pour autant, les spécialistes se refusent à parler d’une quelconque influence du réchauffement climatique sur sa résurgence, insistant sur son caractère cyclique et maintes fois enregistré par le passé. 

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Jean-Louis Etienne : "les polynies sont des phénomènes naturels"

Les balises placées en mer de Weddel devraient fournir des hypothèses plus précises après analyse. "Les scientifiques vont collecter les données. Peut-être aura-t-on des informations sur la salinisation de l’eau, les courants qui sont passés là. Il y a une activité volcanique dans l’Antarctique", a continué Jean-Louis Etienne. Toutefois, l’explorateur le souligne : si le réchauffement climatique n’est probablement pas en cause dans l’apparition de ce trou géant, son effet déstabilisant sur les grands équilibres de notre environnement doivent continuer à nous interroger.

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