VIDÉO - Risque nucléaire, réchauffement climatique, infox... : l’"horloge de l’apocalypse" bloquée à minuit moins deux

Sciences
FIN DU MONDE - Fixée pour 2019 à 23h58, l’aiguille de l’horloge du "Bulletin des scientifiques atomiques" est aussi proche de minuit qu’en 1953, quand les Etats-Unis et l’Union soviétique testaient la bombe à hydrogène.

Il est 23 heures et 58 minutes. La fin du monde est prévue pour minuit. Les membres du Bulletin des scientifiques atomiques ont annoncé, jeudi 24 janvier, que l’aiguille de "L’horloge de l’apocalypse" resterait fixée, pour 2019, à minuit moins deux minutes. Ce cadran fictif a été créé en 1947 dans le but d'alerter sur les risques de fin du monde. Chaque année, les membres de cette organisation - parmi lesquels dix-huit prix Nobel – se réunissent à Washington, aux Etats-Unis, pour remettre la pendule à l’heure face aux menaces qui pèsent sur l’humanité.


Dans leur dernier bulletin, ils pointent notamment le risque de guerre nucléaire, l’accélération du changement climatique et la multiplication des "fake news" comme arme de déstabilisation des démocraties. Pour 2019, l’aiguille de l’horloge est notamment aussi proche de minuit qu’en 1953 -son plus haut niveau avec 2018-, quand les Etats-Unis et l’Union soviétique testaient la bombe à hydrogène.

La "Dommsday clock" n'a cependant pas bougé depuis l'an dernier. Mais "cela ne devrait pas être pris comme un signe de stabilité", souligne Rachel Bronson, la directrice générale de cette organisation qui rassemble des experts des questions de sécurité, d'armement nucléaire et d'environnement. Le début de dialogue engagé par le président américain Donald Trump avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a permis de faire baisser la tension mais "la situation reste très dangereuse", explique-t-elle.


Les tensions entre les Etats-Unis et la Russie restent "inacceptables" et aucun répit n'est en vue sur le plan de l'environnement, avec des émissions de gaz à effet de serre "qui grimpent à nouveau après avoir atteint un plateau", pointe encore la directrice du Bulletin des scientifiques atomiques. "A cela s'ajoute un écosystème de l'information changeant, qui a multiplié les menaces". Les fake news "génèrent rage et division autour du monde à une époque où nous avons besoin de calme et d'unité", martèle-t-elle.

Nous sommes comme les passagers du Titanic : nous ne voyons pas l'iceberg devant nous mais nous profitons des bons repas et de la musique."Jerry Brown, président du Bulletin des scientifiques atomiques.

L'ex-gouverneur de Californie Jerry Brown, président du Bulletin des scientifiques atomiques, estime pour sa part que les dirigeants mondiaux n'en font pas assez pour faire baisser le risque de guerre nucléaire. "L'aveuglement et la stupidité des politiques et de leurs conseillers est vraiment choquante face au danger de catastrophe nucléaire", estime-t-il. "Nous sommes comme les passagers du Titanic : nous ne voyons pas l'iceberg devant nous mais nous profitons des bons repas et de la musique." Depuis 1947, la Pendule de l'Apocalyspe a été ajustée une vingtaine de fois.

Tout savoir sur

Tout savoir sur

La présidence Donald Trump

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter