VIDÉO - Solar Orbiter en route vers le Soleil : ces mystères que la sonde va tenter de percer

VIDÉO - Solar Orbiter en route vers le Soleil : ces mystères que la sonde va tenter de percer

ICARE EN RÊVAIT - La sonde euro-américaine Solar Orbiter a décollé dans la nuit de dimanche à lundi de Floride. Elle file désormais vers notre étoile, le Soleil. L'engin doit étudier l'astre et tenter de percer quelques-uns de ses mystères.

Cap sur le Soleil ! Fruit d’une collaboration entre l’Europe et les Etats-Unis, Solar Orbiter file désormais en direction de notre étoile, réalisant le rêve d’Icare. La sonde de l'Agence spatiale européenne (Esa) a décollé avec succès dans la nuit de dimanche à lundi depuis la base de lancement de Cap Canaveral, en Floride (Etat-Unis), à bord d’une fusée américaine. Un long périple de plus de 150 millions de kilomètres dans le cosmos attend Solar Orbiter, un voyage que la sonde bouclera en deux ans, si tout va bien. 

Après un passage par l'orbite de Vénus, puis celle de Mercure, le satellite, dont la vitesse maximale atteindra 245.000 km/h, doit s’approcher de la surface de notre étoile à une distance de 42 millions de kilomètres, soit moins d'un tiers de la distance qui sépare la Terre du Soleil. Notre étoile est l'un des derniers endroits inexplorés du Système solaire, d'où la multiplication des missions scientifiques depuis quelques temps. 

L'engin est protégé par un bouclier thermique, car il fera très chaud, de l'ordre de 600°C. A son bord : une bardée d’instruments scientifiques. La mission Solar Orbiter, dont le coût global est estimé à 1,5 milliard d’euros, rejoindra Parker Probe, une sonde de la Nasa qui a été lancée le 12 août 2018 en direction du Soleil. Les travaux de Solar Orbiter doivent se poursuivre jusqu’en 2029. LCI fait le point sur les énigmes que doit aider à résoudre l'engin spatial au cours de son périple.

Regarder le Soleil dans les yeux

Dotée de six instruments de télédétection et d'imagerie, la sonde solaire européenne pourra regarder l'astre à une distance encore jamais égalée et réaliser des clichés à haute résolution spatiale. De fait, Solar Orbiter sera la première à photographier les pôles du Soleil, étoile dont on ne connaît actuellement que les régions équatoriales. Solar Orbiter jouera également un rôle crucial pour la mission Parker Solar Probe de la NASA. Grâce à ses instruments d'imagerie, Solar Orbiter contribuera à fournir le contexte de l'environnement spatial dans lequel la sonde américaine collecte des données. Ce sera la première fois que deux engins spatiaux observeront in situ le Soleil en même temps et avec différents points de vue.

En vidéo

La sonde Parker à l'assaut du Soleil

Etudier l'origine des vents solaires

Quatre autres instruments de mesures serviront à sonder l'environnement autour du Soleil. Le principal objectif de la mission est de mieux comprendre comment le Soleil crée et contrôle l'héliosphère, la bulle de matière entourant tout le système solaire. Cette bulle baigne dans un flot permanent de particules, appelé vent solaire, qui varie beaucoup, de façon mystérieuse. Les vents sont parfois perturbés par des tempêtes, provoquées par des éruptions qui éjectent un nuage de champ magnétique et de particules chargées se propageant dans l'espace. 

Lire aussi

Améliorer la météorologie spatiale

Aujourd'hui, ces tempêtes sont difficiles à prévoir. Elles ont pourtant un impact direct sur notre planète : lorsqu'elles viennent frapper la magnétosphère de la Terre, cela provoque de jolies et inoffensives aurores boréales, mais le phénomène peut s'avérer plus dangereux. Les éruptions peuvent également perturber les radars dans l'espace aérien, les fréquences radio, et endommager des satellites. La dernière étude de l'Esa a estimé que l'impact socio-économique potentiel d'un seul événement pouvait se chiffrer à 15 milliards d'euros.

En outre, les radiations solaires représentent un danger pour les astronautes à bord de la Station spatiale internationale (ISS) et menaceront également les futurs explorateurs (ou habitants) de la Lune et de Mars. En observant les régions solaires qui sont directement liées aux sources des vents, les mesures de Solar Orbiter doivent permettre d'élaborer des modèles pour affiner les prédictions. Une récente étude de l’université anglaise Warwick a récemment montré que ces phénomènes étaient plus fréquents qu'on ne le pensait.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Loi "sécurité globale" : 62 blessés parmi les forces de l'ordre, 81 interpellations

93 médicaments commercialisés en France seraient dangereux, selon la revue Prescrire

Nombre de convives, aération... quels conseils pour passer des bonnes fêtes de fin d'année ?

Combien de convives autour de la table pour Noël et le jour de l'An ?

CARTE - Confinement : calculez la zone de 20 km autour de chez vous

Lire et commenter