VIDÉO - Succès du premier test complet de l'Hyperloop, le train à sustentation magnétique

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UN TRAIN D'AVANCE - La startup américaine Hyperloop One, qui développe le concept futuriste de train Hyperloop, a annoncé avoir effectué avec succès le premier test complet de son système à sustentation magnétique. Objectif à terme : atteindre les 1.200 km/h.

Un Hyperloop qui s'élève pendant 5,3 secondes au-dessus des rails, et qui atteint une vitesse de 112 km/h. Voici les deux chiffres qu'il faut retenir du test de l'engin à sustentation magnétique qui a eu lieu en mai dernier dans le désert, près de Las Vegas aux États-Unis, et dont les résultats viennent d'être révélés. À l'origine, le concept d'Hyperloop consiste à propulser des passagers dans des capsules, maintenues en l'air grâce à des aimants, dans un tube à basse pression, à une vitesse qui pourrait atteindre 1.200 km/h. 


Une idée relancée en 2013 par le milliardaire Elon Musk, connu pour les voitures électriques Tesla et le lanceur de satellites SpaceX. L'entreprise Hyperloop One s'est félicitée mercredi de son essai complet de son engin du futur, estimant notamment : "En créant un vide total, nous avons littéralement mis le ciel dans un  tube, comme si vous voliez à 60.000 mètres d'altitude". 

Comme le montre la vidéo ci-dessus (à partir de 2'08), la société californienne a testé le moteur, la pompe à vide, la  sustentation magnétique et le frein électromagnétique. Avant cela, elle avait déjà testé en 2016 (avec succès aussi) son système de propulsion.

L'objectif : un trajet Los-Angeles / San Fransisco en 35 minutes

La startup a aussi annoncé avoir construit un prototype de capsule longue de 8,5 mètres, faite d'aluminium et de fibre de carbone et destinée à transporter des passagers ou du fret dans les tubes. Car c'est là l'objectif recherché depuis 2013 : faire de cette capsule le moyen de transport du futur, et relier Los Angeles à San Fransisco en 35 minutes (plusieurs heures actuellement).

Cette prouesse se réaliserait à une vitesse pouvant atteindre les 1.200 km/h. De quoi ringardiser les Lignes à grande vitesse françaises. D'ailleurs, la société californienne compte parmi ses investisseurs la SNCF, General Electric (États-Unis), RDIF (Russie) et DP World Group (Dubaï). Preuve de l'intérêt porté aux 4 coins du Globe pour cette technologie en l'état balbutiante.

Pour l'heure, la prochaine étape d'Hyperloop One consistera à propulser l'engin-test à une vitesse de 400 km/h.

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