VIDÉO - Une nouvelle espèce d'hippocampe découverte dans les profondeurs

Sciences

SOUS L'OCÉAN - Des spécimens morts appartenant à la famille des hippocampes rubis avait déjà été retrouvés sur des plages. Les scientifiques avaient aussi déjà détecté des traces de son existence. Mais c'est la première fois que le petit animal a été filmé, vivant, dans son habitat naturel, à plus de 70 mètres de profondeur au large des côtes australiennes.

C'est une première qui ne laisse pas les biologistes de marbre : une nouvelle espèce d'hippocampe a été observée, vivante, pour la première fois. Jusqu'ici, seules des traces de son existence avaient été retrouvées, dont plusieurs spécimens morts conservés dans des musées. Mais grâce aux avancées technologiques et plus particulièrement à un petit véhicule équipé d'une caméra et capable de sonder les eaux profondes, "Phyllopteryx dewysea" de son nom scientifique, a pu être filmé dans son habitat naturel, au large du littoral australien. 

C'est en 2015 que, pour la première fois, les scientifiques sont arrivés à la conclusion qu'il existait bien une troisième espèce d'hippocampe à ajouter à celles que nous connaissions déjà : le dragon de mer feuillu - ou Phycodurus eques - et le dragon de mer commun (Phyllopteryx taeniolatus). Et pour les trouver, une seule direction : l'Australie !

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Dans les profondeurs

Et si l'hippocampe rubis a longtemps échappé au regard de l'homme contrairement à ses cousins, c'est pour une raison simple : les scientifiques pensaient, jusqu'ici, qu'au-delà de 33 mètres de profondeur, les hippocampes n'étaient pas en mesure de survivre. Mais rubis, lui, semble s'épanouir... 72 mètres sous la surface. Sefin Stiller, biologiste spécialisée dans la vie des fonds marins, ne cache pas son enthousiasme : "Nous avons découvert une espèce de dragon des mers que l'on ne pensait plus trouver dans les océans. Tous les spécimens connus jusqu'ici étaient dans des musées ou retrouvés, morts, sur des plages. Nous avons décrit cette espèce mais maintenant, il nous faut observer son comportement, sa morphologie, son habitat. Pour cela, nous allons dans des zones reculées à l'ouest de l'Australie là où nous avons trouvé cette espèce pour la première fois."

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